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commentaire (0) | lu 0 fois | publié le 11/04/2018

Témoignage · " Être très jeune au moment de créer sa boîte est plus bloquant qu’être une femme "

Être très jeune au moment de créer sa boîte est plus bloquant qu’être une femme

Valentine Foussier a créé avec son associée Johanna Pestour l’entreprise Mamie Foodie en 2016, une startup dans le secteur très en vogue de la cuisine. Elle nous explique sa vision de femme entrepreneure.

 

Comment a débuté Mamie Foodie ?

J’ai rencontré ma future associée durant une année de spécialisation en entrepreneuriat à l’école de commerce ESCP Europe à Paris. Nous sommes parties de l’idée que les plats de grand-mères restaient une référence en matière de goût pour beaucoup de gens. Nous avons organisé un premier événement autour de cette thématique, " Mamie fait de la street food ". Après notre diplôme, nous avons créé Mamie Foodie, un service de traiteur traditionnel inscrit dans l’économie sociale et solidaire. Nos cuisiniers sont des personnes à la retraite, avec le statut de micro-entrepreneur, à qui l’activité permet d’apporter un complément de revenu et de sortir de l’isolement. Le recrutement s’est un peu diversifié depuis le début mais nous souhaitons renforcer à l’avenir cette vocation sociale.

 

Comment vous est venue l’envie de créer votre entreprise ?

Je viens d’une famille d’entrepreneurs en premier lieu. J’ai aussi étudié pendant quatre ans à HEC Montréal, une école de commerce postbac, et le fait de partir très jeune à l’étranger m’a donné le goût de l’autonomie et le sens de la débrouillardise. L’envie de créer était là mais sans idée précise, elle m’est finalement tombée dessus pendant ma dernière année d’études. C’est là aussi que j’ai rencontré mon associée. Ce sont des éléments indispensables pour se lancer dans l’aventure.

 

Est-ce que le fait d’être une femme vous a semblé changer quelque chose dans votre démarche ?

Je n’ai jamais ressenti que le fait d’être une femme me gênait d’une façon ou d’une autre dans mon parcours de créatrice d’entreprise. En revanche, être très jeune et sans expérience a été beaucoup plus bloquant pour obtenir la confiance des clients et d’éventuels partenaires. Mais il est vrai que les femmes sont minoritaires dans la création d’entreprise, j’ai réalisé par exemple que nous étions peu nombreuses dans l’incubateur de l’ESCP Europe où nous avons passé près d’un an entre 2015 et 2016. Peut-être que les secteurs reflètent aussi la notion de genre. J’ai monté mon entreprise dans le domaine de la cuisine et ce sont également des femmes qui sont à la tête d’autres startups du même secteur comme Frichti ou la Guinguette d’Angèle. C’était en tout cas un secteur inspirant pour moi, je ne me serais pas lancée par exemple dans le domaine technologique.

Propos recueillis par Coralie Donas

Le profil de Valentine Foussier

Mots-clés : entrepreneurjeune diplômé