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Témoignages

commentaire (0) | lu 1344 fois | publié le 25/02/2016

1er job décevant ? Les questions à se poser

1er job décevant ? Les questions à se poser

Le premier emploi n'est pas toujours celui auquel on a rêvé pendant ses études. Si ce constat peut provoquer une certaine déception, à quelles questions peut-il également mener ? Comment faire la part des choses pour rester dans une démarche constructive ? Voici quelques pistes de réflexion.

Qu’est-ce qui me pose vraiment problème ? 

C’est la première question à se poser. Est-ce le contexte qui vous rebute ou plutôt le métier ? Attention en effet à ne pas confondre les fondamentaux d’un métier et ses à-côtés. « Il y a plein de raisons pour lesquelles un job peut ne pas vous plaire », explique Jean-Marie Blanc. « Les relations avec les autres, la façon dont vous êtes managé(e), l’environnement, l’espace ou les équipements qui vous sont accordés. Réfléchissez avant de prendre une décision radicale, vous avez peut-être la solution à portée de main ». Commencez donc par identifier les éléments qui ne vous satisfont pas pour comprendre d’où provient votre déception et pouvoir agir de façon constructive. Si vous aimez être sur le terrain, mais que vous passez vos semaines à réaliser des tâches administratives, réfléchissez à la manière d’alléger certaines missions. Si vous trouvez que votre emploi est trop éloigné de chez vous, pourquoi ne pas envisager un déménagement ? Etc.

Gardez la tête froide. 

Organisez votre réflexion en faisant le bilan de vos réalisations. Notez celles dont vous êtes fier(e), mais aussi celles pour lesquelles vous avez manqué de rigueur. Comparez-les ensuite au descriptif du poste que vous occupez et voyez si vos missions sont éloignées ou non des attentes de votre entreprise et des vôtres. Cas épineux : la mission que l’on vous confie diffère profondément de celle présentée lors du recrutement. Dans ce cas, n’hésitez pas à en parler à vos supérieurs, a fortiori si vous n’acquérez pas de nouvelles compétences. Quelle que soit la situation, gardez la tête froide. Il ne faut pas oublier qu’il est essentiel de se laisser un peu de temps pour comprendre le fonctionnement d’une entreprise et de ne surtout pas réagir à chaud.

Parlez de votre problème de manière constructive.

Vous avez fait le bilan de ce qui ne va pas, vous pouvez à présent solliciter un entretien auprès de votre supérieur hiérarchique ou d’un responsable RH. La pire des choses serait de laisser les choses se déliter. Votre marge de manœuvre est avant tout dans l’échange. À chaque fois, préparez bien vos entretiens : au-delà du problème, tentez de proposer des solutions et de vous inscrire dans une démarche positive. N’hésitez pas non plus à aller vers vos collaborateurs pour trouver des appuis et des conseils. Enfin, n’oubliez pas de faire l’effort de vous imprégner de la culture d’entreprise. C’est indispensable pour vous sentir bien dans votre travail.

Partir ou rester ? 

Vous pouvez rebondir au sein de l’entreprise en vous fixant des objectifs et échéances clairs qui feront évoluer la situation ou en jouant la carte formation, qui vous permettra d’évoluer ici ou ailleurs. Si les changements attendus ne viennent toujours pas, ne claquez pas la porte. Pensez plutôt à négocier un changement de poste. Vous êtes peut-être en position de le faire au regard de vos réalisations et réussites. Mais il arrive aussi que certaines vocations se réveillent tardivement. Après une grande école de commerce et plusieurs mois dans un poste de marketing, Olivier a préféré jeter l’éponge : « Le marketing, ça n’était pas mon truc, j’ai tout arrêté pour le graphisme ». Si c’est votre cas, mesurez le prix que représente un nouveau départ. Et si vous décidez de partir, ne considérez pas cet épisode comme un échec, mais comme une expérience riche d’enseignements !