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Témoignages

commentaire (0) | lu 4323 fois | publié le 22/02/2017

Témoignage · Ces femmes dans des métiers à dominante masculine

Ces femmes dans des métiers d'hommes

Comment les femmes parviennent-elles à s'imposer dans des métiers traditionnellement occupés par des hommes ? Comment lutter contre les a priori pour se sentir bien dans son job ? Témoignages de 3 jeunes femmes cadres qui ont réussi à exister dans des équipes d’hommes.

 

 

Samia, 27 ans, ingénieure, dans une société d’ingénierie pétrolière et gazière : " je ne me laisse pas enfermer dans mon statut de femme. "
 

" J’ai obtenu un diplôme d’ingénieur aux Arts et Métiers, puis je suis rentrée dans une société d’ingénierie pétrolière et gazière. Mon poste consiste à mener des études sur différents contrats de pipe-lines, notamment en Inde. Le secteur du pétrole est un milieu très masculin. J’ai pu le découvrir dès mon premier stage à Abu Dhabi. Je dois admettre que de la part de mes interlocuteurs, il y a un premier barrage à passer. Ils hésitent parfois à aborder des sujets trop techniques, comme s’ils doutaient de mes compétences. Certains me parlent alors de ma tenue vestimentaire, c’est incroyable. Ma technique : ne pas me laisser enfermer dans mon statut de femme et dans les clichés, je change tout de suite de sujet et je reviens sur les problématiques professionnelles qui comptent ! En général, cela clôt le débat. Pour faire ses preuves, il faut en faire plus que les hommes, montrer que l’on sait de quoi l’on parle, mais une fois passée cette étape, il devient facile de se faire une place. D’ailleurs dans mon service, les embauches de femmes se multiplient. L’ambiance de travail s’en ressent, il y a plus de place pour la souplesse et la conciliation, 2 notions essentielles pour emporter une décision. "

 

Hélène, 35 ans, responsable transports : " j’ai dû être ferme pour me faire accepter comme supérieure hiérarchique "
 

" J’ai trouvé un poste de responsable transport dans une entreprise pharmaceutique après avoir décroché mon master 2 Transport Logistique International à la Sorbonne. Mon employeur cherchait un homme de terrain… mais  surprise, c’est moi qui ai fait l’affaire ! Aujourd’hui, je suis chargée d’organiser la livraison des produits chez les clients. Sur la plateforme où je travaille, il n’y a que 2 femmes pour 25 hommes. On ne va pas se mentir, pour certains d’entre eux, il a été difficile d’accepter une femme comme supérieure hiérarchique. Je m’en doutais donc je m’y étais préparée en décidant d’être le plus professionnelle possible. Cela me demande d’être parfois un peu plus ferme que ce que je voudrais, car il y a des heurts qui ne se produiraient sans doute pas si j’étais un homme. J’ai assumé tout en montrant aussi que les ambiances masculines me correspondaient, que je savais où j’avais mis les pieds. C’est vrai que je suis plus à l’aise ici qu’en milieu majoritairement féminin. Alors j’ai fini par m’imposer sans avoir non plus à faire des efforts extraordinaires et depuis cela se passe très bien puisque je suis toujours dans cette société. "

 

 

Rebecca, 25 ans, conductrice de travaux : " j’ai dû prouver mes compétences pour gagner la confiance des équipes. "
 

"Après un double diplôme obtenu à l’École polytechnique de Catalogne et à l’École nationale des ponts et chaussées, je suis devenue conductrice de travaux. Je ne travaille qu’avec des hommes, en moyenne une quarantaine par chantier. Ce n’était pas une surprise. Déjà pendant mes études de génie civil, les femmes étaient minoritaires. Au début, il était compliqué de me faire écouter des équipes. De l’ouvrier jusqu’au patron d’entreprise sous-traitante, je sentais une réserve. Comme on travaille en extérieur et par tous les temps, les journées sont longues et parfois difficiles. Ils pensaient sans doute que je ne tiendrai pas le coup. Alors j’ai fait en sorte de prouver mes compétences et ma motivation pour gagner leur confiance, mais aussi de vite m’adapter aux contraintes du métier. Quand je rentre chez moi le soir, je suis vidée mais pas forcément beaucoup plus que les hommes ! Aujourd’hui, cela se passe bien et puis je pense qu’ils sentent que, sur un chantier, je fais partie des collaborateurs les plus exigeants. Alors le fait que je sois une femme s’efface. "

 

 

Article rédigé par J.Bordier


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