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Partir à l'étranger

| publié le 15/09/2009

Expatriation · "Vivre une autre expatriation en rentrant chez soi"

Corinne Tucoulat a passé 15 années à l'étranger avec son mari. Elle met aujourd'hui son expérience au service des conjoints d'expatriés et les aide à mieux préparer leur retour en France.

Selon vous, en quoi l'étape du retour d'expatriation est-elle un moment particulièrement délicat à gérer pour les femmes d'expatriés ?

Il s'agit d'un moment délicat, car on ne s'attend pas à revivre une autre expatriation en rentrant chez soi. Et "celles qui suivent", les femmes d'expatriés, retrouvent encore plus difficilement leur place : elles vivent leur expatriation comme une très belle parenthèse et ont l'impression qu'une fois de retour, il faut tout recommencer à zéro.
Aux yeux des autres, l'expérience de la conjointe d'expatrié n'a finalement que peu de valeur au retour en France. Car la plupart du temps la femme d'expatrié n'a pas travaillé à l'étranger. Or la norme française veut que, justement, la femme travaille. En conséquence, la femme d'expatrié se sent un peu dévalorisée, souffre d'un manque de confiance en soi et d'un sentiment de solitude accentué par la difficulté de se refaire des réseaux.
Par ailleurs, la famille dans son ensemble est nostalgique de cette période d'expatriation. Les enfants, qui mettent généralement 1 ou 2 ans à faire leur deuil de cette ancienne vie, sont une source supplémentaire d'inquiétude et de culpabilité.

Quels sont vos conseils aux femmes d'expatriés pour gérer au mieux cette étape ?
Il faut retrouver de l'énergie pour vivre cette transition. En tant que femme d'expatrié, il y a un travail à faire pour donner du sens à cette expérience d'expatriation et pouvoir la vendre.
Avant toutes choses, il est donc primordial de faire un bilan pour travailler sur soi et se repositionner. Il faut se poser les bonnes questions : qu'est-ce qui est positif dans mon expérience ? Comment puis-je rebondir ? Il ne faut pas avoir peur de demander conseil et d'exprimer ses sentiments.
La bonne attitude consiste à ne pas attendre trop des autres, mais être à l'origine de la démarche vers l'autre. Les clés : adopter une attitude plutôt humble et ne pas se complaire dans la nostalgie.
Enfin, il est fondamental est de bien communiquer en famille, d'échanger sur les sentiments de chacun. Car l'équilibre, c'est en famille qu'il faut le retrouver.

Quels outils proposez-vous pour réussir sa réintégration ?
Parmi les outils, il existe des stages de retour d'expatriation sur une journée, orientés vers l'échange et le questionnement personnel.
Nous conseillons de suivre ce type de stage 3 mois après le retour effectif, afin d'avoir dépassé la période de déphasage naturel qu'induit le retour.
www.femmexpat.com

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