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Candidature

commentaire (0) | lu 761 fois | publié le 22/10/2017

Recherche d'emploi qui s'éternise : témoignages et conseils

Recherche d'emploi qui s'éternise : témoignages et conseils

Entre coups de blues et remise en question, deux jeunes diplômées toujours à la recherche de leur 1er emploi racontent... Nos conseils.

 

Nathalie, master de psychologie du travail de l'université de Nantes : Je me suis résolue à changer de projet professionnel


Au sortir de mes études, je visais un poste de consultante dans un cabinet de conseil RH. Je répondais surtout à des offres d'emploi. J'ai aussi demandé à mes anciens tuteurs de stage et à mes professeurs s'ils avaient entendu parler d'un poste qui pourrait me convenir. 8 mois de démarches infructueuses, pendant lesquelles j'ai traversé des moments de déprime et même de perte de confiance en moi et en mon diplôme. Finalement, j'en suis arrivée à la conclusion que mon projet était utopique : on n'embauche pas un consultant sans expérience ! Je me suis donc résolue à faire ce que je n'aurais jamais envisagé au début de mes recherches : répondre à une offre de mission dans le recrutement pur et non dans le conseil ! Je travaille donc pour 6 mois dans une petite société qui marche bien, où je fais du e-sourcing de candidats pour le compte de cabinets de conseil en RH. C'est beaucoup de travail mais l'ambiance y est agréable et constructive. Puis, mes a priori sont tombés : je pense que cette expérience se révélera précieuse pour exercer, plus tard, le métier de psychologue du travail. 

 

 

Stéphanie, diplôme d'ingénieur, spécialisée dans l'aéronautique et le spatial :  je suis prête à chercher un peu plus longtemps pour avoir un travail qui me plaise

Je suis diplômée d'une école d'ingénieur, avec une spécialisation en "aéronautique et espace". Idéalement, j'aimerais trouver un poste autour de la propulsion, dans le domaine spatial. J'ai conscience de m'attaquer à un domaine très précis, mais je suis prête à chercher un peu plus longtemps pour avoir un travail qui me plaise vraiment. Mon stage de fin d'études, au CNES, m'a d'ailleurs confortée dans ce choix.
J'ai commencé par mettre au point mon CV avec une consultante de l'Apec, puis j'ai envoyé des candidatures spontanées assez ciblées, au plus  grosses sociétés du secteur . Je me suis également rendue dans des forums et des salons destinés aux ingénieurs, à commencer bien sûr par le salon du Bourget ! On peut y rencontrer des recruteurs et des opérationnels, c'est plus valorisant que de rester derrière son ordinateur. C'est aussi une bonne occasion de recueillir des informations ... J'ai aussi postulé dans des sociétés de service et de conseil, sans résultat pour l'instant. Mais Je viens de passer un entretien aux Pays-Bas, dans le cadre d'un programme lancé par l'Agence spatiale européenne et destiné aux jeunes diplômés.
Mon principal souci : ma situation financière commence à être difficile, je vais devoir prendre un travail alimentaire à mi temps.

Les conseils de l' Apec

Nathalie et Stéphanie font face à des interrogations communes à beaucoup de jeunes diplômés. En 1er lieu, sur la question des stages et de la valeur que les recruteurs lui accordent. Aujourd'hui, les jeunes diplômés font la plupart du temps 1 ou plusieurs stage. Dans quels cas  ces expériences sont elles jugées utiles et comparées à une 1ère expérience professionnelle ? Lorsqu'il a permis d'apprendre et de mettre en pratique des compétences opérationnelles que l'on pourra exposer dans un CV ou lors d'un entretien. Quoiqu'il en soit, le stage permet de tester sa motivation pour un poste et un domaine d'activité que l'on ne connaît pas forcement et de se faire un réseau de relations. Sans oublier, bien sûr, qu'ils débouchent parfois sur une embauche ! Nathalie a donc choisi une bonne stratégie. Son idée de départ n'est pas "utopique", mais seulement en décalage par rapport au marché de l'emploi. D'où l'importance de ne pas le perdre de vue au moment de construire son projet professionnel !
Stéphanie, elle, a conscience qu'elle prospecte auprès d'entreprises de grandes tailles mais peu nombreuses, ce qui ralentit d'autant sa recherche d'emploi. Elle a donc raison d'être patiente tant que c'est financièrement acceptable et d'envoyer des candidatures spontanées afin de faire parler d'elle et de pouvoir saisir une opportunité qui se présenterait sur le marché caché. Ceci est valable pour tous les jeunes diplômés : le marché visible, celui qui passe par les offres d'emploi, réclame souvent plus d'expérience. Par ailleurs, Stéphanie a raison de sortir de chez elle pour quitter, de temps en temps, le "monde virtuel" d'Internet et recueillir des idées, des informations, voire des contacts qui lui permettront d'enrichir sa recherche d'emploi et surtout de se sentir moins isolée.