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Attitudes et pratiques des jeunes diplômés par rapport à la rémunération

lu 307 fois | publié le 03/10/2012

Comment parler salaire en entretien d'embauche

Comment parler salaire en entretien d'embauche

Pour les jeunes diplômés, aborder en entretien la question de la rémunération et de l’évolution salariale représente un moment difficile, selon une enquête de l'Apec. Même si, d’une manière générale, chacun a une idée, plus ou moins précise, du salaire visé pour le premier emploi.

Des attitudes contrastées. Dans l’ensemble, la rémunération est rarement considérée comme le critère le plus important pour choisir un emploi, loin derrière le contenu des missions ou les perspectives d’évolution. Cependant, lorsqu’on entre dans le détail des attitudes, la palette s’avère vaste et hétérogène. En effet, les facteurs influant sur le positionnement de chacun sont multiples : origine sociale, discipline de formation, type d’établissement, cursus en alternance ou non, secteur d’activité visé, sexe, niveau d’études, sans oublier la personnalité individuelle. Le rapport à l’argent et à la rémunération est le produit d’une alchimie complexe mettant en jeu l’ensemble de ces critères.

Une préférence pour l’information " de proximité ". Comment, lorsqu’on est jeune diplômé, trouver les informations sur lesquelles baser des prétentions salariales ? Au milieu des multiples sources d’informations disponibles, en particulier sur Internet, les plus proches sont malgré tout perçues comme les plus fiables. C’est d’abord le réseau de relations personnelles, familiales et amicales, qui aide à se faire une première idée. Puis, au fil des premières expériences (stages, alternance, petits jobs…), un réseau de connaissances professionnelles se constitue peu à peu, capable lui aussi de fournir des informations.

Parler salaire pendant un entretien d’embauche : pas si facile… L’inexpérience qui est inévitablement le lot des jeunes diplômés se traduit souvent par un manque d’assurance de leur part lors des entretiens passés dans le cadre de la recherche du premier emploi. Certains craignent de se dévaloriser en affichant des prétentions salariales trop modestes ; d’autres, au contraire, redoutent de se fermer des portes en passant pour « trop gourmands ». Cette différence d’attitudes suit les lignes mises en évidence sous la forme des groupes énumérés précédemment.

Avec le temps et l’expérience, les idées se précisent. Si plus de 8 jeunes diplômés sur 10 affirment savoir quel salaire ils peuvent demander pour leur premier emploi, le début de la recherche effective met souvent à mal leurs représentations. Les premiers entretiens, puis la première embauche, puis la recherche du deuxième emploi sont autant d’étapes au cours desquelles les illusions se dissipent et laissent place à une connaissance du marché plus affirmée. En retour, les jeunes diplômés qui savent tirer les leçons de cette expérience y gagnent une assurance qui peut leur apporter des avantages tangibles. Cependant, la vision de l’avenir professionnel et de l’évolution salariale demeure imprécise pour beaucoup d’entre eux. Selon leur profil, elle s’échelonne entre une timidité teintée de pessimisme et des prévisions d’un optimisme quelque peu excessif, les nuances intermédiaires (plus réalistes) étant également présentes.

Source : Apec, Attitudes et pratiques des jeunes diplômés par rapport à la rémunération