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Services techniques

lu 29 fois | publié le 28/09/2017

Ingénieur qualité de l'air

L'ingénieur qualité de l'air recueille et analyse des données relatives à la mesure de l'air. Il contrôle les émissions de polluants dans l'industrie ou participe à des études d'impact dans un laboratoire d'analyses ou une association agréée de surveillance. En règle générale, il évalue les relevés d'air ambiant (intérieur et/ou extérieur), afin d'y mesurer la présence de polluants.

Autres intitulés

  • Ingénieur mesure de l'air
  • Ingénieur air et risques
  • Ingénieur d'études en qualité de l'air
  • Chargé d'études en qualité de l'air
  • Ingénieur en environnement atmosphérique

 

Activités principales

Prélèvements, mesures et analyses

  • Réaliser des prélèvements et analyses de polluants (poussières, gaz...) dans les effluents atmosphériques et installations industrielles.
  • Définir les modes de prélèvement à utiliser et optimiser leur implantation. 
  • Mesurer les polluants dans l'atmosphère.
  • Diriger les prélèvements d'échantillons.
  • Déterminer l'évolution des différents polluants.
  • Interpréter les données enregistrées.
  • Analyser les résultats.
  • Rédiger des rapports d'analyse.
  • Cartographier les émissions de polluants sous SIG (système d'information géographique).
  • Déterminer des zones dites " sensibles ".
  • Réaliser des bilans carbone, des études de risques sanitaires (ERS) et des études détaillées de risques (EDR).

 

Recherche, information et communication

  • Informer les pouvoirs publics, les industriels et éventuellement les médias.
  • Préconiser les mesures à suivre pour réduire ou traiter les pollutions émises.
  • Définir des orientations et des programmes d'action dans les domaines de la qualité de l'air.
  • Participer aux réflexions sur la prise en compte des aspects préventifs de la pollution atmosphérique.
  • Tester pour les autorités des scénarios de réduction des émissions de polluants.
  • Participer à des réunions publiques et des actions de communication.
  • Assurer une veille sur les normes de qualité de l'air (européennes et nationales).

 

Management et encadrement des équipes

  • Encadrer des équipes de techniciens, lors du déroulement des mesures et des analyses.
  • Superviser et coordonner le travail de l'ensemble des équipes, depuis la commande d'une étude jusqu'à la restitution des résultats.

 

Activités éventuelles

  • Assurer le travail administratif tel que la gestion des fournisseurs, les liens avec les laboratoires d'analyse, l'organisation des plannings.
  • Assurer la maintenance des instruments avec l'appui d'un technicien. 
  • Animer des formations sur des thématiques liées à la mesure de la qualité de l'air. 

 

Variabilité des activités

  • Dans les organismes publics et les associations agréées, l'ingénieur qualité de l'air a un rôle d'alerte et de prévention envers les pouvoirs publics et le grand public. Il doit être en capacité de mener des réunions publiques d'information. Il est habilité à diffuser une information régulière et précise quant à la pollution présente dans l'air. Il mène également des études à l'échelon local, national ou international, visant à l'amélioration des connaissances en matière de pollution atmosphérique, en collaboration éventuelle avec des organismes de recherche.
  • Dans l'industrie, il est amené à mesurer la qualité de l'air intérieur en milieu de travail, notamment en ce qui concerne l'hygiène industrielle. Il développe également des techniques de traitement ou de réduction des émissions de polluants. L'ingénieur qualité de l'air peut aussi tester les matériaux et la diffusion de polluants en fonction de leur utilisation.
  • En laboratoire,  il a pour mission de mettre au point des techniques d'analyse et d'opérer une veille technique sur l'évolution des normes et des appareils. Il met en place des études et organise le processus de prélèvement, d'analyse et de rendu. 
  • En bureau d'études, l'ingénieur entretient des contacts avec les clients et répond aux différentes demandes. Il peut prendre la responsabilité d'un projet et organiser son déroulement avec une équipe de techniciens. Il assure souvent une mission de diagnostic et de conseil en complément du travail de mesure et d'analyse.

 

Rémunération

Jeune diplômé : entre 25 et 30 k€

Jeune cadre : entre 30 et 40 k€

Cadre confirmé : entre 40 et 50 k€

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • Maîtrise des techniques analytiques pointues (chromatographie, spectroscopie, spectrométrie...)
  • Maîtrise des outils informatiques
  • Solides compétences en SIG (Système d'Information Géographique)
  • Connaissance des polluants et micropolluants
  • Connaissance des normes sur la qualité de l'air (européennes et nationales)
  • Maîtrise de la gestion de projets
  • Maîtrise de l'anglais technique
  • Maîtrise des techniques d'animation et d'encadrement d'équipe

 

Aptitudes professionnelles

  • Esprit d'analyse et de synthèse pour la rédaction des rapports
  • Qualités relationnelles pour le travail en équipe
  • Grande rigueur afin de respecter les normes et les protocoles
  • Goût pour la technique et la maîtrise d'outils complexes
  • Sens de la pédagogie pour animer les réunions d'information
  • Disponibilité pour se déplacer sur un territoire donné

 

Le profil

Diplômes requis

  • Ecoles d'ingénieurs avec spécialisation Environnement et Air (exemple : Ingénieur impact des pollutions industrielles et qualité de l'air, Ecole des mines d'Ales)
  • Ecoles d'ingénieurs ou diplômes universitaires de niveau Bac + 5 ou expérience professionnelle équivalente, en chimie de préférence
  • Diplômes universitaires avec une spécialisation en pollution de l'air : master 2 " Qualité de l'air et lutte contre le bruit " (Université Versailles Saint Quentin), master 2 Sciences et Génie de l'Environnement, Spécialité Air (Université Paris 7 Denis Diderot), master Management des Risques en Santé dans l'Environnement Bâti et urbain (Université d'Angers)

 

Durée d’expérience

De 1 à 5 ans d'expérience en mesures et analyses, idéalement en bureau d'études.  

 

Postes précédents (P-1)

 

Qui recrute ?

  • Bureaux d’études techniques
  • Associations Agréées pour la Surveillance de la Qualité de l'Air (AASQA)
  • Laboratoires publics, ou centres de recherche
  • Industries (Laboratoire environnement) : secteur automobile, pharmacie, chimie
  • Eco-industries

 

Rattachement hiérarchique

  • Directeur de département technique
  • Directeur de laboratoire

 

Environnement de travail et interlocuteurs

Internes :

  • Techniciens de mesures

 

Externes :

  • Clients industriels ou collectivités
  • ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie)
  • INERIS (Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques)
  • Organismes de contrôle (ex : COFRAC pour les accréditations)

 

Evolution professionnelle (P+1)

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

L'opinion publique est de plus en plus sensibilisée à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ainsi qu'au réchauffement climatique dans son ensemble. Depuis la loi LAURE en 1996 (Loi sur l'Air et l'Utilisation Rationnelle de l'Energie), qui définissait un droit à l'information, une obligation à la surveillance et des objectifs sur la qualité de l'air, la législation évolue rapidement. Dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, plusieurs mesures ont été prises dans le même sens. La qualité de l'air a des effets sur la santé : cette problématique est donc importante pour les pouvoirs publics. La mesure de l'air extérieur (polluants industriels, gaz...) et de l'air intérieur, sont des domaines qui devraient se développer dans les années à venir. Le Grenelle de l'Environnement prévoit la mise en place dans chaque région d'un Schéma Régional Climat Air Energie, qui évaluera la qualité de l'air et l'ensemble des émissions suivant les zones. Dans le même temps, un décret doit statuer sur la " mise en œuvre de la surveillance de la qualité de l'air intérieur dans certains établissements recevant du public ". Le métier d'ingénieur qualité de l'air se trouve donc au cœur de nouveaux enjeux, qui devraient contribuer au développement de nouvelles missions.