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Santé, social, culture

lu 114 fois | publié le 26/09/2017

Traducteur

Le traducteur a pour mission la transposition d’un texte écrit dans une langue vers une autre langue (de préférence vers sa langue maternelle), le texte cible respectant le fond et la forme du texte source. Il peut effectuer des traductions, intervenir plus en aval sur une activité de post-édition ou de révision, mais aussi gérer des projets de traduction dans une agence en coordonnant des équipes de traducteurs indépendants. Il intègre selon les exigences du client les contraintes résultant de l’adaptation à différents supports (web) ou de la transposition dans d’autres aires culturelles.

Autres intitulés

  • Traducteur technique
  • Traducteur littéraire / traducteur éditorial
  • Traducteur/terminologue
  • Traducteur/adaptateur audio-visuel
  • Chef de projet traduction
  • Traducteur/réviseur
  • Relecteur/correcteur
  • Coordinateur de ressources en traduction
  • Localisateur
  • Traducteur free-lance ou indépendant

 

Activités principales

Selon l’intitulé du poste, le traducteur peut être affecté à une ou plusieurs des missions ci-dessous.

Traduction de documents

Le traducteur est amené à travailler dans des domaines très diversifiés en fonction de son ou ses domaines de spécialité : juridique (contrat, réglementation, procédures), financier, supports corporate (plaquette commerciale, rapports d’activité, descriptif produits, newsletters), technique et scientifique, littéraires, sites internet, guides de logiciels, etc. Il peut également travailler sur tout type de texte : contrat, rapport financier, mode d’emploi, plaquette commerciale, texte littéraire, notice, site internet, logiciel...

 

Relecture et assurance qualité

Les traducteurs fonctionnent généralement en relecture croisée, ils ne relisent pas leurs propres traductions mais celles de tiers.

 

Post-édition

Le traducteur prend en charge la correction des textes produits par les logiciels de traduction automatique. Il s’agit généralement de textes techniques extrêmement formatés.

 

Terminologie et élaboration de bases de données multilingues

Guides de styles et glossaires, gestion des mémoires de traduction, gestion des bases terminologiques

 

Gestion de projet

Cette mission concerne aussi bien les chefs de projet en agence que les traducteurs free-lance gérant des comptes clients importants en assurant l’intégralité du processus (du devis à la facturation, garants du respect des délais, de la qualité et des coûts).

 

Activités éventuelles

Certains traducteurs effectuent également des missions d’interprétation de liaison soit pour le compte de leur entreprise (visite de chantier, négociation commerciale, accueil de partenaires étrangers), soit auprès de clients pour lesquels ils travaillent déjà en traduction pour les indépendants.

Certains traducteurs spécialisés dans la localisation de sites internet qui disposent de compétences web peuvent prendre en charge l’intégralité de la mission d’adaptation du site internet, de la traduction jusqu’à l’intégration des contenus.

 

Variabilité des activités

Selon le type de statut :

  • Le traducteur indépendant : Il exerce son activité pour des clients (clients directs, agences de traduction) qu’il a au préalable prospectés et fidélisés. Il peut également travailler pour des organisations internationales ou des administrations, ces missions requièrent généralement des accréditations ou des qualifications préalables (exemple : traducteur assermenté près les tribunaux, référencement auprès d’une organisation internationale).
  • Le traducteur littéraire, tout en étant indépendant, bénéficie d’un statut particulier, Il est rémunéré en droits d’auteur, touche d’abord un à valoir (tarif au feuillet multiplié par le nombre de feuillets rendus), sa rémunération est théoriquement indexée sur les volumes de ventes des ouvrages qu’il a traduits, toutefois cela n’est possible qu’en cas de gros succès.
  • Le traducteur salarié dans le secteur privé : Il travaille principalement en agence de traduction, et plus rarement en entreprise.
  • Le traducteur fonctionnaire au sein des organisations internationales : Il est principalement en poste sur les sièges respectifs de l’organisation (Bruxelles, New York, Vienne, Strasbourg, Luxembourg…). Ces postes sont généralement accessibles sur concours (voir sites des organisations internationales pour information, il est également possible de débuter par des stages rémunérés qui permettent ensuite d’accéder à des postes sous contrat).

 

Selon la spécialisation :

Certaines spécialisations sont plus ou moins porteuses et généralement acquises au fil du temps : juridique, financier, corporate, médical, TIC, audio-visuel, etc.

 

Rémunération

Jeune diplômé : entre 24 et 30 k€

Cadre expérimenté : entre 30 et 60 k€

Grande disparité selon le profil, les environnements, l’ancienneté, le statut, l’expérience, la spécialisation

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • Parfaite maîtrise de la langue cible, en général la langue maternelle : orthographe, syntaxe, normes typographiques, style et différents niveaux de langue
  • Très bonne connaissance de la ou des langues sources
  • Recherche documentaire et terminologique
  • Compétences informatiques : Une excellente maîtrise de la bureautique est requise : messagerie, transfert et conversion de fichiers, numérisation, logiciels de gestion de contenu (CMS). La maîtrise de logiciels d’aide à la traduction (TAO) est indispensable. En outre, une aisance avec les logiciels utilisés par le client peut également être nécessaire, par exemple les suites de logiciels de création ou d’édition. De même, pour les traducteurs spécialisés en localisation ou sur les sites internet, savoir mettre en en ligne les contenus web peut être nécessaire.

 

Aptitudes professionnelles

  • Compétences en gestion de projet : planification, estimation des ressources et respect du planning
  • Bon niveau de culture générale
  • Curiosité et ouverture d’esprit
  • Pour les traducteurs indépendants, relationnel clients et connaissances de base en gestion/comptabilité (devis, facturation), marketing, développement et fidélisation des comptes clients

 

Les demandes en compétences linguistiques et en domaines de spécialité sont très liées aux marchés et évoluent également rapidement. La demande vers les langues de zones en forte croissance comme le chinois, l’arabe et le russe augmente.

Au-delà des compétences linguistiques, la combinaison pertinente entre langues de travail et domaine de spécialisation est différenciante.

 

Le profil

Diplômes requis

  • Écoles de traduction : ISIT, ESIT
  • Diplôme universitaire de niveau Bac +5 (Master) en traduction, ingénierie de la traduction, ILTS (Paris 7), INALCO

 

Durée d’expérience

Le domaine de la traduction est ouvert aussi bien aux jeunes diplômés d’une formation universitaire qu’aux cadres confirmés (ingénieurs, auditeurs, informaticiens, avocats et juristes) ayant une dizaine d’années d’expérience et disposant de solides compétences linguistiques et qui souhaitent se reconvertir.

 

Qui recrute ?

  • Agences de traduction
  • Grandes entreprises
  • Organisations internationales

 

Le métier de traducteur est majoritairement exercé en mode libéral.

 

Rattachement hiérarchique

Le rattachement hiérarchique du traducteur dépend essentiellement de son mode d’exercice et ne concerne que les salariés.

  • Traducteur senior
  • Responsable de pôle traduction ou lead manager
  • Chef de projet en traduction
  • Autres directions opérationnelles (marketing, DSI, communication)

 

Environnement de travail et interlocuteurs

Le rattachement hiérarchique du traducteur dépend essentiellement de son mode d’exercice et ne concerne que les salariés.

  • Traducteur senior
  • Responsable de pôle traduction ou lead manager
  • Chef de projet en traduction
  • Autres directions opérationnelles (marketing, DSI, communication)

 

Evolution professionnelle (P+1)

Les évolutions de carrière du traducteur sont conditionnées par son mode d’exercice.

En mode libéral, le traducteur n’évolue pas en termes de fonction mais d’activités, il se spécialise, développe et fidélise sa clientèle, etc.

 

Les traducteurs salariés peuvent évoluer au sein de leur structure en s’ouvrant à d’autres services (communication interne ou chef de projet web, rédaction technique). Au sein d’un service de traduction, il pourra selon les opportunités devenir :

  • Coordinateur linguistique
  • Chef de projet en traduction
  • Responsable de pôle traduction
  • Réviseur

 

Il est fréquent que les traducteurs salariés s’orientent vers l’exercice libéral, notamment après une première expérience en agence de traduction.

Enfin, le traducteur peut être amené à exercer son activité dans plusieurs pays ou continents du fait du caractère nomade de l’exercice.

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

Dans un contexte de mondialisation, la demande en traduction est en expansion, surtout en langue anglaise, toutefois les entreprises comme les organismes institutionnels externalisent de plus en plus leurs travaux de traduction. Les prestations de traduction sont alors négociées par les services achats.

Seules les entreprises ayant de fortes contraintes de confidentialité ont conservé des services de traduction interne, c’est notamment le cas de certaines banques, d’entreprises exerçant dans le domaine de la défense et des ministères.

Le développement des nouvelles technologies a accentué la concurrence et aboli les frontières ; les délais de prestation attendus sont plus courts et le traducteur est soumis à des exigences de productivité accrue (2 500 à 3 000 mots pour un traducteur junior en agence), et les textes peuvent faire l’objet d’un prétraitement avant traduction.

Par ailleurs, les clients fournissent souvent au traducteur des mémoires de traduction et des glossaires internes pour assurer l’harmonisation et la cohérence des contenus.

En outre, de nombreux traducteurs sont sur des postes mixtes, associant entre autres traduction et rédaction de contenus, traduction et community management, traduction et communication interne.

A consulter

Mots-clés : métiertraductiontraducteurterminologue