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Ressources humaines

lu 169 fois | publié le 25/09/2017

Consultant en risques professionnels

Le consultant en risques professionnels a pour mission d’évaluer les différents risques professionnels potentiels d’une entreprise puis de proposer et mettre en place la prévention nécessaire.

Autres intitulés

  • Ingénieur prévention des risques professionnels
  • Consultant en prévention des risques psycho-sociaux
  • Ergonome
  • Psychologue du travail
  • Conseiller hygiène et sécurité
  • Animateur sécurité et santé au travail
  • Préventeur

 

Activités principales

Prospection et analyse de la mission confiée

  • Prendre contact avec le client.
  • Analyser sa demande et la reformuler.

 

Rédaction d’une proposition d’intervention

  • Définir les enjeux définis (exprimés par le client) et latents (non exprimés par le client mais présents en filigrane dans la demande) de l’intervention.
  • Négocier avec le client les conditions de l’intervention (coût, planning, temps).

 

Phase d’observation

  • Observer les opérateurs en situation réelle de travail et s’entretenir avec eux.
  • Collecter un maximum d’informations par différents moyens : prise de notes, prise de vues (photographies ou films), prise de mesures (par exemple mesures de bruit)...
  • Étudier le fonctionnement des équipements et les dispositifs de sécurité au travail.
  • Analyser les observations dans le cadre d’un rapport remis au client.

 

Évaluation/diagnostic

  • Traiter des données économiques et sociales issues notamment des bilans sociaux.
  • Rédiger et passer des questionnaires.
  • Conduire des entretiens qualitatifs.
  • Diagnostiquer les dysfonctionnements constatés.
  • Rédiger le rapport d’analyses destiné au client.

 

Mise en place et suivi d’un plan d’action

  • Mettre en exergue des propositions d’actions détaillées en termes de prévention (formation des managers, sensibilisation du personnel, échange de bonnes pratiques...).
  • Animer des groupes de travail et organiser les comités de pilotage.

 

Activités éventuelles

Le consultant en gestion des risques professionnels peut intervenir en tant que formateur dans le monde de l’enseignement ou en entreprise.

Il peut également mener des actions de communication externe, lors de salons, séminaires, colloques, ce qui participe à sa mission de veille économique et technique en matière de pratiques professionnelles.

 

Variabilité des activités

Les activités d’un consultant en risques professionnels varient selon sa spécialité.

Le consultant spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux va chercher à remédier à la souffrance psychologique des salariés. Il prend en charge l’accompagnement et la gestion des crises (comme les suicides), il est chargé de réparer les traumatismes engendrés par cette crise. Il doit aussi prévenir toute situation pouvant générer du stress et plus largement de la souffrance au travail.

Le consultant spécialisé en ergonomie se concentre essentiellement sur la souffrance physique des salariés.
Il gère notamment les questions de sécurité, d’hygiène, de l’aménagement ou de la conception des postes de travail.

 

La fonction d’ergonome peut trouver sa place dans différents domaines d’activité qui induisent de profondes déclinaisons.

  • Le domaine industriel : l’ergonome agit principalement sur des sites de production (usines). Il prend en considération des critères essentiellement physiques ayant des conséquences sur la sécurité, le confort et la productivité du salarié.
  • Le domaine médical : la fonction d’ergonome est fréquemment présente dans les environnements hospitaliers, pour favoriser la performance du personnel hospitalier tout en améliorant le confort des patients.
  • Le domaine du multimédia (ergonomie virtuelle) : l’ergonome organise le contenu d’un site Internet ou d’un CD-Rom pour en faciliter l’utilisation. Le poste d’ergonome multimédia est présent dans le monde de l’édition de logiciels, de la création de sites Web, mais aussi dans le secteur bancaire ou plus largement dans l’univers des services.

 

Rémunération

Jeune cadre : entre 30 et 35 k€ 

Cadre confirmé : entre 35 et 60 k€

(Il existe une partie variable de la rémunération, qui est plus importante en cabinet)

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • Bonnes notions en psychologie, sociologie, physiologie (fonctionnement de l’être humain)...
  • Connaissances en matière de sécurité, d’hygiène et de conditions de travail
  • Connaissances juridiques (législation du travail, droit de la Sécurité sociale)
  • Très bonne compétences dans son domaine de spécialisation (psychologie du travail, ergonomie...)
  • Pratique des techniques et des méthodes d’administration de questionnaires et de recueil de données
  • Maîtrise des études qualitatives et notamment des techniques d’animation d’entretiens exploratoires ou semi-directifs
  • Connaissance de l’organisation de l’entreprise et de son environnement
  • Excellente connaissance du domaine de l’industrialisation (méthodes industrielles, process de production)

 

Aptitudes professionnelles

  • Capacités d’analyse mobilisées lors de la phase d’observation
  • Résistance aux pressions et aux influences au sein de l’entreprise
  • Sens politique : savoir se positionner selon les différents interlocuteurs
  • Qualités de communication, mélange de fermeté, d’empathie et de diplomatie pour faire valoir sa position
  • Capacités à innover et à faire émerger des propositions
  • Sens du concret afin de prendre en compte la réalité de l’entreprise (définir ce qui est souhaitable mais aussi ce qui est possible)
  • Persévérance et opiniâtreté tout au long de l’intervention
  • Rigueur afin de respecter le déroulement de la démarche ergonomique
  • Curiosité et capacité d’écoute afin d’obtenir des informations pertinentes
  • Polyvalence et capacité d’adaptation face à des publics, des situations ou des demandes différentes
  • Mobilité géographique : accepter les déplacements fréquents requis pour ce métier
  • Qualités commerciales nécessaires à tout consultant

 

Le profil

Diplômes requis

  • Formation de niveau Bac +5 en sciences humaines (master en psychologie du travail, psychologie sociale ou expérimentale), en ressources humaines, idéalement avec une spécialisation en ergonomie, en sciences cognitives, gestion des risques
  • Formations médicales (médecine, médecine du travail...)
  • Diplôme d’ingénieur

 

Pour obtenir le titre d’IPRP (intervenant en prévention des risques professionnels), le consultant doit avoir une qualification professionnelle (qui peut être de nature assez variée) mais aussi une expérience d’au moins trois ans dans la prévention des risques professionnels.

 

Durée d’expérience

Le métier de consultant en risques professionnels est accessible aux cadres avec une expérience professionnelle d’environ trois à quatre ans.

 

Postes précédents (P-1)

 

Qui recrute ?

  • Les cabinets conseil RH généralistes proposent, entre autres, des prestations en matière de prévention et gestion des risques professionnels
  • Les cabinets spécialisés dans la prévention et la gestion des risques professionnels ou des risques psycho-sociaux (il s’agit le plus souvent des structures de petite taille)
  • Les grandes entreprises

 

Rattachement hiérarchique

  • Dirigeant du cabinet
  • Directeur du département conseil en ergonomie
  • Consultant RH du cabinet

 

Environnement de travail et interlocuteurs

  • Consultants et associés du cabinet
  • Direction générale de l’entreprise cliente
  • Direction des ressources humaines
  • CHSCT, délégués du personnel
  • Directeurs et responsables de la production
  • Services connexes à la production (service méthodes et industrialisation...)
  • Ingénieurs HSE/QSE
  • Service médical de l’entreprise et médecine du travail
  • Assistantes sociales
  • Psychologues

 

Evolution professionnelle (P+1)

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

Ce métier évolue constamment sous le poids de la réglementation relative à l’hygiène, la sécurité, les conditions de travail, les maladies professionnelles et les accidents de travail, mais son périmètre s’est aussi étendu face à la montée des problématiques liées au stress, aux risques psycho-sociaux et à l’émergence de la notion de bien-être au travail.

 

On assiste à la prise en compte croissante des risques psycho-sociaux au sein des entreprises liée aux évolutions réglementaires :

  • Déclinaison de l’accord européen de 2004 : toutes les entreprises doivent appliquer désormais l’accord national interprofessionnel en 2008 qui fixe une définition du stress au travail et oblige les entreprises à prévenir les problèmes liés au stress.
  • Plan d’urgence Darcos qui exige des entreprises de plus de 1000 salariés de mettre en œuvre un diagnostic.

 

La prévention des risques psychosociaux a pris d’autant plus d’ampleur qu’elle fait partie intégrante de la responsabilité sociétale des entreprises et s’inscrit dans une démarche RSE.