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Gestion, finance, administration

lu 134 fois | publié le 18/09/2017

Trésorier d'entreprise

Le trésorier est le garant de la liquidité quotidienne de l’entreprise. Il gère, anticipe et sécurise les flux de trésorerie en veillant à assurer la couverture des besoins financiers.

Autres intitulés

  • Cash manager
  • Responsable trésorerie et financement
  • Gestionnaire des financements
  • Trésorier groupe
  • Trésorier filiale
  • Trésorier international

 

Activités principales

Gestion des flux et des soldes

  • Gérer les liquidités : gérer les encaissements et les paiements.
  • Analyser quotidiennement les positions bancaires des différents comptes dans les différentes banques.
  • Équilibrer les comptes et placer les éventuels excédents de trésorerie.
  • Assurer le financement des besoins.
  • Déterminer la position bancaire en date de valeur.
  • Affecter des flux par banque, mensuellement ou trimestriellement, en communiquant les instructions à la comptabilité qui émet les chèques, virements et effets de commerce et remet les chèques, effets ou encaissements en banque.

 

Budget et prévisions de trésorerie

  • Établir le budget de trésorerie mensualisé avec les éléments fournis par le contrôle de gestion et le directeur financier et sur la base des connaissances de l'activité et de son historique.
  • Évaluer précisément dans ce cadre la position nette de trésorerie de fin d'année et d'endettement net afin de pouvoir au mieux définir les besoins de financement externe à solliciter auprès des banques ou de la maison mère.

 

Reporting mensuel et hebdomadaire

  • Élaborer et communiquer une synthèse hebdomadaire de la position de trésorerie consolidée, analysant les principaux flux de décaissement et d'encaissement de la semaine et les prévisions pour la semaine à venir.
  • Analyser et expliquer les écarts entre le budget et les flux constatés en réel.
  • En tirer les éventuelles conclusions en termes de frais ou produits financiers.
  • Comparer la position comptable et la position bancaire ; contrôler la comptabilisation correcte des opérations de trésorerie.
  • En tirer les conclusions en terme de prévisions à 3 mois et de besoins de financement à court terme.

 

Financements d'investissements

  • Participer au montage de financement d'acquisitions d'entreprise ou d'actifs importants.
  • Proposer des solutions de refinancement de filiales par la mise en place de prêts, de garanties ou de recapitalisation.

 

Gestion des relations bancaires

  • Mettre en place les lignes de crédit nécessaires, définies avec les plans de financement et prévisions de trésorerie.
  • Négocier et contrôler les conditions bancaires appliquées.
  • Mettre en place des outils de couverture de risques de change adaptés aux devises utilisées et aux flux spécifiques à l'activité.
  • Gérer les pouvoirs bancaires en répertoriant toutes les délégations de signatures bancaires et en les mettant à jour dès le départ de l'entreprise d'un signataire.

 

Gestion et contrôle interne

  • Contrôler les procédures comptables de rapprochement bancaire, de gestion des caisses et de remise en banques.
  • Mettre en place, harmoniser et contrôler le respect des procédures dans les filiales.
  • Veiller à la cohérence des procédures de gestion de trésorerie : centralisation des comptes, remontées automatiques des excédents, couverture de risque de taux et de change…

 

Optimisation des coûts et produits financiers

  • Contrôler les échelles d'intérêt émises par les banques et vérifier les intérêts financiers facturés par celles-ci.
  • Diriger les flux bancaires selon les avantages spécifiques à chaque établissement financier.

 

Gestion des risques

  • Identifier et quantifier les risques touchant l’entreprise (taux d’intérêt, change, matières premières, de contrepartie…).
  • Évaluer l’impact pour l’entreprise.
  • Mettre en place les instruments de couverture.
  • Mise en place des normes IFRS au sein des instruments financiers.
  • Définir des indicateurs de suivi.
  • Mettre en place des procédures de contrôle.

 

Systèmes d'information

  • Participer à la mise en place et à l’optimisation soit d’un logiciel dédié, soit d'un système ERP pour les modules de trésorerie.
  • Choisir et mettre en place un logiciel de gestion de trésorerie avec rapatriement des flux bancaires par télétransmission sécurisée et rapatriement des opérations de trésorerie des filiales ou points de ventes délocalisés.

 

Activités éventuelles

Le trésorier peut être amené à superviser le credit management. Il définit la politique de crédit octroyé aux clients, par catégorie ou nature de client. Il évalue le risque financier client   et ainsi s’assure de leur solvabilité. Il définit les objectifs de recouvrement de créance des équipes afin de réduire l'encours client. Il contrôle l'organisation et les résultats du service de recouvrement.

Le trésorier peut prendre en charge la communication financière de l’entreprise et s’occuper de la relation avec les actionnaires et les agences de notation.

 

Variabilité des activités

Le poste varie en fonction de la taille de l’entreprise :

  • Au sein d’une PME, le trésorier est polyvalent. Il peut être amené à gérer les relations avec les investisseurs, le crédit client…Ses missions sont d’autant plus nombreuses que les équipes dédiées à la gestion de la trésorerie sont réduites.
  • Dans les grandes entreprises, les équipes sont au contraire de taille conséquente, ce qui permet d’instaurer une spécialisation des tâches.

 

La dimension internationale de l'entreprise et la centralisation de la direction financière influe aussi sur le contenu du poste :

  • Le trésorier d'un groupe présent dans de nombreux pays hors zone euro aura une responsabilité importante de gestion de devises et de consolidation en devises. Si le groupe est fortement centralisé, le trésorier aura en outre un travail important de gestion des relations bancaires. Plus qu’un expert, le trésorier groupe doit donc être un fin négociateur mais aussi un manager expérimenté afin de diriger les équipes sous sa direction.
  • Dans une filiale, même importante, de groupe très centralisé, le trésorier devra s'occuper de la remontée d'informations et de l'analyse des écarts.
  • Dans une entité plus petite, il assumera un poste plus large mais moins technique.

 

Par ailleurs, dans une entreprise endettée, le poste de trésorier sera plus tourné vers la négociation de financements auprès des banques qu’au sein d’une entreprise fortement excédentaire qui cherchera à optimiser ses placements tout en veillant au couple rendement / risque.

 

Rémunération

Jeune cadre : entre 35 k€ et 60 k€

Cadre confirmé : entre 60 k€ et 100 k€

 

Compétences requises

Compétences techniques

La transversalité croissante du métier exige des compétences pluridisciplinaires :

  • Bonnes connaissances du fonctionnement des opérations bancaires
  • Maîtrise parfaite de la micro-informatique et notamment des outils de bases de données et des tableurs
  • Compréhension des données comptables et de leur exploitation
  • Connaissance de logiciels de gestion de trésorerie (type Sage, Reuters, Kyriba)
  • Capacités managériales : les entreprises cherchent de plus en plus des profils techniques, mais également dotés de compétences de gestion d’équipes
  • Connaissance de la fiscalité nationale et internationale
  • Maîtrise des normes IFRS
  • Anglais courant

 

Aptitudes professionnelles

  • Rigueur et précision, notamment dans les chiffres, car toute erreur d'analyse ou de retranscription peut se solder par une perte d'argent pour l'entreprise
  • Capacité à analyser les situations et apporter les solutions rapidement
  • Aisance relationnelle afin de s'intégrer à une équipe financière et de communiquer avec les établissements financiers
  • Réactivité car le trésorier travaille sur du court-terme, le temps accordé au reporting est de plus en plus court
  • Capacité à résister au stress car c’est un métier à hautes responsabilités
  • Etre force de proposition afin d’améliorer les process existants

 

Le profil

Diplômes requis

Une grande majorité des trésoriers ont suivi une formation niveau licence ou master. Les formations type BTS sont minoritaires.

  • Écoles de commerce, option finance
  • Master en finance, trésorerie Diplômes comptables : DCG (Diplôme de Comptabilité et de Gestion), DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion)
  • Masters en comptabilité, contrôle, audit
  • Masters en management
  • IEP section  économie/ finance
  • BTS en comptabilité-gestion

 

Durée d’expérience

Ce type de poste peut être ouvert à des débutants en tant que trésorier junior. Mais en général, les entreprises recherchent des candidats avec une expérience de 3 à 5 ans dans un département trésorerie.

 

Postes précédents (P-1)

 

Qui recrute ?

  • Les importantes PME à vocation internationale
  • Les grandes entreprises

 

Rattachement hiérarchique

 

Environnement de travail et interlocuteurs

Internes :

 

Externes :

 

Evolution professionnelle (P+1)

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

La trésorerie est au cœur de l’entreprise. L’attention, redoublée depuis la crise de 2008, des dirigeants sur la gestion des liquidités font de cette fonction un poste stratégique au sein de l’entreprise. Les prévisions de trésorerie constituent donc une partie essentielle du métier.

Le périmètre des fonctions de trésorier s’élargit. On exige aujourd’hui du trésorier d’être polyvalent. Certaines activités considérées comme traditionnelles en trésorerie (gestion des financements, gestion des placements) sont passées au second plan. Le trésorier peut, selon les entreprises, toucher au credit management, à la comptabilité, la communication financière. Cette évolution est plus sensible au sein des grands groupes.

Mais l’évolution marquante de ces dernières années est la part croissante prise par la gestion des risques dans les missions du trésorier. Depuis la crise de 2008 et face à la complexification croissante des produits financiers, la gestion des risques est devenue une priorité. Dans les ETI (Etablissement de taille intermédiaire) et PME, le trésorier est souvent amené à s’associer avec un professionnel de la gestion du risque.

 

Si le risque de change et de taux demeurent les risques principaux auxquels est confronté le trésorier, il doit faire face à de nouveaux risques :

  • le risque de matières premières lié à l’augmentation de la volatilité des prix et à la hausse des cours,
  • le risque environnemental puisque les émissions de C0² notamment sont très réglementées et constituent un risque désormais pour les entreprises.

 

Cette financiarisation des risques fait évoluer le métier de trésorier qui doit travailler conjointement avec d’autres services, en particulier le service achat avec qui il élabore de nouvelles stratégies de couverture. Cet élargissement des compétences du trésorier accroît son rôle au sein de l’entreprise.

L’automatisation et la centralisation des tâches sont aussi des facteurs d’évolution du métier car elles entraînent une diminution des activités opérationnelles. Parallèlement, grâce à l’évolution constante des systèmes d’information, le métier de trésorier devient de plus en plus technique. Ce phénomène va être amplifié par une autre évolution technique que le trésorier va devoir mettre en place : l’introduction des moyens de paiement européens (le projet SEPA). Désormais, le trésorier ne doit plus seulement maîtriser les systèmes d’information mais être aussi force de proposition pour les optimiser.

Enfin, en termes de localisation des postes, on constate que le travail du trésorier s’effectue de plus en plus depuis le siège de l’entreprise grâce à la dématérialisation des documents comptables. Les postes de trésorier au sein des filiales ont tendance à disparaître, du fait de la centralisation des opérations de trésorerie.

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