« L’intérêt de mon métier de souscripteur en assurances collectives est de suivre toute la durée de vie du contrat. À force, on commence à bien connaître nos clients, ce qui est enrichissant aussi. » - Apec.fr

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Temoignages

lu 0 fois | publié le 17/10/2017

Témoignage · « L’intérêt de mon métier de souscripteur en assurances collectives est de suivre toute la durée de vie du contrat. À force, on commence à bien connaître nos clients, ce qui est enrichissant aussi. »

Sami M’Jid, Souscripteur santé et prévoyance collective, AXA

Sami M’jid est titulaire d’un Master en économie, gestion, marketing obtenu en 2010 à l’université Paris Est Marne-la-Vallée. Après avoir exercé quelques temps comme chargé d’études statistiques dans le milieu assurantiel, il décide de suivre une formation à l’ENASS. Il obtient son diplôme de Manager de l’assurance en 2016, après avoir réalisé son cursus en alternance en tant que souscripteur chez AXA. Il a été confirmé sur ce poste à la fin de sa formation.

En tant que souscripteur en assurances collectives, Sami M’jid consacre la majeure partie de son activité à étudier et répondre à des cahiers des charges d’entreprises souhaitant assurer leurs salariés en santé et en prévoyance, à effectuer un suivi des clients, et à la rédaction de pièces contractuelles.

Ces cahiers des charges lui sont remontés par des inspecteurs commerciaux de terrain, ces derniers étant en relation directe avec les courtiers mandatés par les entreprises. L’analyse des besoins en assurance collective repose sur plusieurs critères, parmi lesquels des données liées à la structure de l’entreprise (démographie, secteur d’activité, localisation). « La démographie de la société est importante : les profils plutôt jeunes ne consommant pas de la même manière que les profils plus âgés. Ils vont avoir des besoins moindres en matière d’hospitalisation par exemple. De même, ils vont moins souvent chez le médecin. Aussi, certaines entreprises sont positionnées sur des secteurs à risque. Leurs activités sont plus dangereuses, ce qui va jouer sur la tarification. Typiquement, on se met moins en danger dans un bureau qu’en usine ou que sur un chantier. Aussi, le lieu où l’entreprise est implantée peut jouer. Les consommations en termes de soins ne sont pas les mêmes par exemple sur Paris. Elles sont plus nombreuses qu’ailleurs. »

L’analyse des comptes de résultats, c’est-à-dire de la sinistralité passée de l’entreprise, est un autre facteur de décision important en matière de tarification. C’est d’ailleurs à Sami M’jid que revient la charge de réaliser ces bilans annuels et de les faire remonter à ses clients, accompagnés de ses préconisations de réajustement. Ces bilans tiennent compte des arrêts de travail, des décès, et de tout autre sinistre survenu dans l’année écoulée. De fait, le travail de souscripteur permet à Sami M’jid de suivre toute la vie d’un contrat. En effet, il s’étend à l’analyse des situations passées pour aller jusqu’à l’anticipation des modifications à venir sur un contrat. Son poste intègre aussi la rédaction de pièces contractuelles au moment même de la souscription du contrat. Ceci fait pour lui tout l’intérêt de son métier.

Pour Sami M’jid, le métier de souscripteur en assurances collectives nécessite essentiellement d’être à l’aise avec les chiffres et d’être bien organisé, étant donné qu’il traite plusieurs dossiers à la fois. Cela demande aussi d’avoir des qualités relationnelles et commerciales pour échanger et négocier auprès des inspecteurs commerciaux. « Le but des commerciaux étant de réaliser une affaire, ils cherchent souvent à aller dans le sens du client. Cependant, en tant que souscripteur, on ne peut pas tout accepter, car il faut que l’on pense à la rentabilité de notre entreprise. Donc, il y a des choses que l’on peut lâcher, mais d’autres sur lesquelles on ne peut vraiment pas. »