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Gestion, finance, administration

lu 14 fois | publié le 17/10/2017

Souscripteur en assurances de biens et de responsabilité

Le souscripteur en assurance de biens et de responsabilité détermine, pour une clientèle d’entreprises ou de collectivités locales, les conditions de souscription des contrats (garanties, cotisations) après analyse des besoins et évaluation des risques à assurer (nature et importance). Ses domaines d’intervention concernent les couvertures incendies, accidents, risques divers et transports, et peuvent aussi inclure la réassurance.

Autres intitulés

  • Souscripteur grands comptes
  • Souscripteur entreprise
  • Gestionnaire IARD
  • Gestionnaire RC
  • Gestionnaire compte entreprise en assurance et réassurance
  • Tarificateur en assurances de biens et de responsabilité
  • Tarificateur IARD

 

Activités principales

Élaboration et négociation des programmes d’assurance sur les risques d’entreprises

  • Étudier les appels d’offres ou bien les cahiers des charges des clients transmis par les inspecteurs commerciaux, les agents, les courtiers, les vérificateurs de risques, voire les experts, pour concevoir de nouveaux contrats ou effectuer des modifications sur les contrats existants.
  • Analyser les risques sur la base des informations techniques collectées (nature du risque, qualité du risque, vulnérabilité du risque).
  • Analyser chaque risque à assurer et vérifier dans quelle mesure il peut être garanti par le contrat proposé ou antérieurement souscrit. Accepter ou refuser de garantir les risques (en entier, éventuellement avec de la réassurance, ou en partie si coassurance). En cas d’acceptation, définir les conditions de souscription (garanties spécifiques à créer ou non, taux de cotisation et franchises, plafond de garanties, mesures préventives ou correctives à effectuer par le client, exclusions, tarification) dans lesquelles les risques peuvent être assurés, coassurés et réassurés.
  • Rédiger un projet de contrat sur mesure avec les aménagements nécessaires aux cas particuliers (dispositions et/ou clauses spécifiques…).
  • Participer avec les commerciaux et intermédiaires (courtiers, agents généraux, inspecteurs) aux négociations avec les clients permettant de finaliser l’offre de souscription.
  • Réaliser des devis, rédiger et émettre des documents contractuels (contrats d’assurance, traités de réassurance, protocoles de distribution, avenants…).

 

Gestion et suivi des dossiers d’assurance

  • Suivre l’évolution des contrats au niveau commercial et technique, analyser leur rentabilité et procéder, si nécessaire, aux ajustements de la tarification en fonction de nouveaux paramètres.
  • Répondre aux demandes de la clientèle ou des intermédiaires (appels téléphoniques entrants, demande d’informations complémentaires pour la réalisation des dossiers, traitement de réclamations…) et leur garantir une qualité de service.
  • Enregistrer divers actes de gestion sur contrats (établissements de contrats, d’avenants, pièces de suivis, de régularisation…) et en assurer la comptabilité (enregistrement des termes, encaissement, pointage des règlements aux coassureurs et des commissions…).
  • Suivre le cas échéant la gestion des sinistres (ouverture, expertise, répartition…).
  • Tenir un tableau de bord recensant les mouvements de contrats et les opérations effectuées.

 

Fidélisation et développement commercial

  • Développer le portefeuille clients existant via les intermédiaires d’assurance, et assurer la relation commerciale avec ces derniers.

 

Activités éventuelles

  • Coordonner les activités d’équipes parfois à dimension internationale réparties sur différents sites en France et à l’étranger.
  • Assurer de la veille concurrentielle sur l’évolution des produits.
  • Participer à la création d’offres sur mesure et innovantes, voire de nouveaux traités de réassurance pour ce qui est des souscripteurs en réassurance, et ce en collaboration avec les inspecteurs commerciaux, les autres souscripteurs, les courtiers...
  • Contribuer avec le service informatique au développement de nouveaux outils de gestion de contrats.
  • Participer au montage des traités de réassurance dont il assure ensuite le suivi dans le temps (ajustements tarifaires, actualisation des garanties…).

 

Variabilité des activités

Le souscripteur est souvent spécialisé en fonction des entités publiques ou privées pour lesquels il intervient, de leur secteur d’activités (le bâtiment, le transport, les collectivités locales…), des types de risques qu’il doit assurer (risques spéciaux, risques internationaux, responsabilité civile…).

 

Rémunération

Jeune cadre : entre 35 et 40 k€

Cadre confirmé : entre 45 et 80 k€

(Fourchettes de rémunération selon profil, niveau d’expérience, responsabilité hiérarchique, taille et statut d’entreprise…)

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • Connaître l’analyse de risque et la réglementation en matière de souscription pour préconiser des contrats adaptés à des demandes spécifiques
  • Connaissances comptables et financières pour évaluer les enjeux économiques liés à la nature et à l’importance des risques assurés
  • Connaissances juridiques de l’assurance et de la réassurance
  • Pour les opérations d’assurance internationales, les connaissances économiques, juridiques et financières spécifiques aux opérations d’assurance dans certains pays ou dans certaines zones économiques sont incontournables
  • La connaissance de l’anglais et parfois d’une autre langue (opérations d’assurance internationales) sont nécessaires pour évoluer dans un contexte international et multiculturel

 

Aptitudes professionnelles

  • Capacités d’analyse, de synthèse et qualités rédactionnelles
  • Curiosité et ouverture d’esprit pour appréhender des univers sectoriels et des contextes réglementaires en mutation
  • Rigueur
  • Qualités commerciales et sens de la négociation
  • Capacité à travailler en équipe
  • Être mobile géographiquement dans le cadre de visites de site ou installations

 

Le profil

Diplômes requis

La formation est en adéquation avec la spécialisation du portefeuille de risques.

  • Bac +4/5 (gestion, économie, économétrie, statistiques, mathématiques appliquées, droit des assurances)
  • Écoles d’ingénieur
  • Diplôme d’actuaire
  • Diplôme de l’École nationale d’assurances
  • Diplôme des Instituts des assurances
  • Écoles supérieures de commerce et de management
  • Master 2 en droit des assurances

 

Durée d’expérience

Le poste nécessite le plus souvent une expérience de trois à cinq ans dans le domaine assurantiel.

 

Postes précédents (P-1)

  • Actuaire
  • Gestionnaire de contrats
  • Inspecteur-vérificateur de risques
  • Préventionniste
  • Rédacteur juridique

 

Qui recrute ?

  • Cabinet de courtage
  • Sociétés d’assurance et de réassurance

 

Rattachement hiérarchique

  • Directeur ou responsable de cabinet de courtage
  • Gestionnaire de portefeuille
  • Responsable département/service souscription

 

Environnement de travail et interlocuteurs

Internes :

  • Actuaires
  • Chargés d’études marketing
  • Indemnisateurs
  • Inspecteurs commerciaux
  • Inspecteurs comptables
  • Inspecteurs-vérificateurs
  • Préventionnistes
  • Juristes en droit des assurances
  • Souscripteurs réassurance

 

Externes :

  • Agents généraux d’assurance
  • Courtiers
  • Directeur administratif et financier de l’entreprise cliente
  • Risk manager de l’entreprise cliente
  • Service des marchés de l’entreprise cliente
  • Service juridique de l’entreprise cliente
  • Souscripteurs en réassurance
  • Souscripteurs d’autres sociétés d’assurance (si coassurance)

 

Evolution professionnelle (P+1)

  • Actuaire
  • Auditeur interne
  • Commercial grand compte
  • Courtier / Agent général
  • Expert technique
  • Préventionniste
  • Responsable département/division souscription
  • Risk manager (en entreprise)
  • Souscripteur grands risques internationaux
  • Souscripteur réassurance

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

Les entreprises sont exposées à de nouveaux risques et doivent se couvrir en conséquence. Il s’agit notamment des risques de cybercriminalité (pratique de rançonnage, de vol de données, d’atteinte à la réputation des entreprises…). Cela concerne aussi les nouvelles technologies mobilisées par les industriels dans leurs procédés de fabrication ou de maintenance par exemple. Il peut s’agir à ce niveau de l’utilisation de nouveaux processus de fabrication, de nouveaux matériaux, d’objets connectés… entre autres. Les assureurs doivent donc intégrer ces nouveaux risques dans les couvertures qu’ils proposent, c’est-à-dire en amont étudier leur probabilité d’occurrence et évaluer, notamment financièrement, les dommages que pourrait entraîner leur survenue au sein des entreprises.

Par ailleurs, dans un contexte de plus en plus concurrentiel et de plus en plus contraint réglementairement, les acteurs de l’assurance doivent adapter leurs offres de couverture et proposer de nouveaux services différenciants, ce qui les conduit à travailler de plus en plus en appui avec les équipes marketing pour développer de nouveaux produits et services.

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