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Gestion, finance, administration

lu 129 fois | publié le 18/09/2017

Chargé de financement de projet

Le chargé de financement de projet a pour rôle de conseiller des entités publiques ou des clients privés dans le cadre de projets d’infrastructures (télécoms, transports, bâtiment, énergie...). Il construit des solutions de financement sur mesure pour ses clients, en tenant compte des délais, des coûts et des risques inhérents au projet.

Autres intitulés

  • Analyste/responsable en financement structuré
  • Project finance
  • Structureur en financement de projet
  • Chargé d’affaires en financement de projet

 

Activités principales

Relations avec les clients et recherche d’opportunités

  • Se tenir informé de la situation économique et financière de ses clients, ainsi que des différentes opérations de financement possibles.
  • Anticiper en permanence les besoins en financement de ses clients.
  • Assurer un suivi personnalisé de ses clients.
  • Prospecter et acquérir de nouveaux clients.

 

Montage des opérations de financement

  • Répondre aux appels d’offres, analyser la documentation donnée par l’État pour les clients (dans le cadre de partenariats public-privé). Signifier le soutien de la banque aux clients dans la réponse à l’appel d’offres.
  • Préparer pour chaque projet de financement un modèle financier.
  • Définir le meilleur schéma de financement possible en prenant en compte tous les risques du projet.
  • Monter les dossiers de crédit (demande de crédit, calculs de rentabilité...).
  • Analyser les aspects juridiques, financiers et fiscaux du projet et faire appel si nécessaire à des conseils extérieurs (phase de due diligence).
  • Consulter les autres banques partenaires.
  • Rédiger plusieurs offres de financement à destination du client.
  • Produire une analyse économique décrivant tous les risques et établir un prix proposé au client pour la participation de la banque dans le projet.
  • Rédiger les termsheets (résumé schématique des principales conditions financières du montage).

 

Mise en place des financements et exécution du contrat

  • Faire approuver le modèle financier par les banques partenaires, le client et l’entité qui a lancé l’appel d’offres et s’accorder sur les conditions de mise en œuvre du financement.
  • Préparer les documents de closing financier, étape correspondant au bouclage financier du projet.
  • Rédiger l’ensemble des contrats.

 

Suivi des opérations

  • Mettre en place des instruments de couverture de taux.
  • Gérer les relations avec les autres banques partenaires.
  • Vérifier le bon déroulement de toutes les opérations programmées.
  • Faire collaborer les lignes métiers concernées par le projet, à l’intérieur de la banque.

 

Variabilité des activités

Selon le type d’infrastructure, les projets peuvent être sensiblement différents et les interlocuteurs variés. On compte plusieurs sortes d’infrastructures et les chargés de financement de projet peuvent être spécialisés par secteur :

  • Infrastructures de transport, bâtiments, environnement,
  • Infrastructures dans le domaine de l’électricité et des énergies renouvelables,
  • Infrastructures dans le domaine des ressources naturelles et offshore,
  • Infrastructures télécoms.

 

Lorsque le chargé de financement de projet est conseil financier : une entité publique lance un appel d’offres pour la construction, la gestion, le renouvellement d’un équipement, et va avoir besoin d’un conseil financier pour structurer l’appel d’offres d’un point de vue économique et financier, en coopération avec d’autres conseils (avocats, fiscalistes...). Le chargé de financement de projet est dans ce cas un appui à la rédaction et a une position plus neutre.

Lorsqu’il est prêteur : il va aider le client (entreprises de BTP par exemple) à structurer sa réponse à l’appel d’offres en réalisant un modèle financier sur les prix, les coûts, les délais... et il rédige toute la documentation financière. Le chargé de financement de projet rédige les projets de contrat en collaboration avec des juristes et suit l’ensemble des aspects du projet (juridiques, techniques...). Si son client remporte l’appel d’offres, il va mettre en place le financement et gérer les rapports avec les autres banques.

 

Rémunération

Jeune cadre : entre 45 et 55 k€

Cadre confirmé : entre 55 et 90 k€ (et plus selon l’expérience et les missions confiées)

Part variable

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • Solides connaissances en droit des sociétés, droit des affaires, fiscalité et finance
  • Très bonne connaissance des marchés financiers (capital, dette subordonnée, dette senior)
  • Maitrise de l’aspect juridique et fiscal des montages et de la gestion des risques
  • Modélisation financière
  • Connaissance technique des projets industriels
  • Connaissance approfondie des secteurs économiques concernés (énergie, infrastructures portuaires, ferroviaires, routières...)
  • Maîtrise de l’anglais et parfois d’une autre langue
  • Management d’équipe
  • Négociation commerciale

 

Aptitudes professionnelles

  • Sens de la communication et du contact avec les clients et avec l’ensemble des acteurs intervenant dans le projet
  • Capacité à trouver des solutions innovantes pour financer les projets
  • Résistance au travail et au stress car ce sont des projets qui s’étalent souvent sur plusieurs années
  • Goût pour le travail en équipe car les acteurs intervenant en interne et en externe sur ce type de projet sont nombreux
  • Esprit de synthèse et d’analyse dans la rédaction des dossiers
  • Mobilité car certains projets nécessitent des déplacements géographiques importants

 

Le profil

Diplômes requis

  • Ecole d’ingénieurs, spécialité finance
  • Ecole de commerce
  • Formation de niveau Bac +5 (master 2) en droit, économie et gestion, en mathématiques, en sciences politiques, option finance, en financement de projet / financements structurés

 

Durée d’expérience

Ce métier est ouvert à des jeunes cadres qui commencent par faire de la modélisation et de l’analyse financière, avant d’évoluer sur des postes de chargé de financement de projet. Les stages réalisés dans le secteur bancaire sont fortement conseillés pour intégrer ce type de poste.

 

Postes précédents (P-1)

 

Qui recrute ?

  • Grandes banques de financement et d’investissement

 

Rattachement hiérarchique

  • Directeur de l’immobilier
  • Directeur de la syndication
  • Directeur de la trésorerie et du financement
  • Directeur du financement de projet

 

Environnement de travail et interlocuteurs

Internes :

  • Analystes juniors
  • Département des risques
  • Salle de marché
  • Département des affaires juridiques
  • Département de la syndication

 

Externes :

  • Autres banques
  • Clients privés
  • Conseils (avocats, cabinets d’audit, juristes, fiscalistes, experts techniques...)
  • Entités publiques

 

Evolution professionnelle (P+1)

  • Chargé d’affaires négoce international
  • Responsable de financement dans les grandes entreprises (BTP, énergie, transport...)
  • Responsable de financement de projets d’acquisition
  • Banquier conseil
  • Directeur financier

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

Avec le développement en France des partenariats public privé (PPP), les banques d’investissement ont eu tendance à recruter de plus en plus de chargés de financement de projet et d’analystes en financement structuré. Le besoin croissant d’infrastructures extrêmement coûteuses aussi bien en France que dans les pays émergents (autoroutes, ponts, centrales électriques, raffineries, universités, hôpitaux...) génère des besoins importants en matière de financement de projets et devrait continuer à se développer.

Parallèlement, on constate une montée de la concurrence entre les banques sur cette activité, les banques étrangères pouvant s’investir dans des projets sur le territoire français, mais aussi dans le monde entier. Les professionnels du financement de projet ont donc pour défi d’améliorer leurs services, de maîtriser leurs coûts, d’étudier l’ensemble des paramètres de risques afin de proposer les meilleures solutions de financement. Ce qui implique d’avoir une expertise reconnue au niveau international.

Depuis la crise et la mise en place de la directive CRD III en 2011, les rémunérations variables sont encadrées pour les collaborateurs influant sur le profil de risque de la banque. Les bonus ne seront donc plus aussi importants qu’auparavant.