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Etudes, recherche et développement

lu 204 fois | publié le 14/09/2017

Urbaniste

L’urbaniste est le professionnel de l’urbanisme, qui intervient sur les territoires de façon globale et locale avec une démarche transversale, à la fois sociale et spatiale. Pour cela, il analyse, conçoit, compose, organise et gère de manière cohérente les espaces urbains ou ruraux, pour une relation la plus harmonieuse possible entre l’humain et la nature.

L’urbaniste peut occuper une fonction d’étude, de concepteur, et aussi un rôle d’appui à la maîtrise d’ouvrage, publique ou privée, notamment en matière de concertation-participation ou de conseil auprès des élus en matière de stratégie d’aménage

 

Autres intitulés

  • Chef de projet urbaniste
  • Chargé d’urbanisme
  • Urbaniste réglementaire
  • Urbaniste concepteur
  • Chargé d’études urbaniste
  • Chargé de mission urbaniste
  • Consultant urbaniste
  • Urbaniste-paysagiste
  • Ingénieur-urbaniste
  • Urbaniste-cartographe
  • Urbaniste-géographe
  • Urbaniste-économiste
  • Architecte-urbaniste
  • Urbaniste en aménagement

 

Activités principales

L’urbaniste intervient pour divers clients (Etat, collectivités territoriales, décideurs publics ou privés...) depuis l’analyse des situations et des besoins, l’établissement des documents d’urbanisme, la réalisation des projets, jusqu’à la gestion des espaces.

Programmation

  • Récolter, exploiter et analyser des données socio-économiques sur un territoire donné.
  • Mener des études de programmation urbaine, générales ou spécifiques (habitat, commerces, santé, activités économiques, équipements, environnement, déplacements...).

 

Analyse et prospective territoriale

  • Réaliser des bilans (diagnostic urbain, diagnostic de territoire, cartographie urbaine...).
  • Participer à des missions de conseil et d’assistance auprès des collectivités, de l’Etat, des organismes internationaux (Communauté européenne par exemple) ou de tout autre décideur public ou privé.
  • Coordonner des études d’urbanisme en phase pré-opérationnelle.
  • Contribuer à spatialiser des projets de territoire.
  • Concevoir et mettre en œuvre une planification stratégique.
  • Aider à la préparation des politiques publiques urbaines et territoriales.

 

Conception urbaine

  • Élaborer et proposer des schémas directeurs techniques.
  • Assurer la conception de projets urbains.
  • Assurer la conception et le suivi des concours et des études.
  • Mener les études de faisabilité techniques préalables.
  • Participer au choix des maîtres d’œuvre.
  • Assurer la maîtrise d’œuvre urbaine ou y participer.
  • Traduire le projet de territoire en document réglementaire ou en schéma d’aménagement opérationnel ; traduire le projet de territoire en procédure(s) opérationnelle(s).
  • Suivre les différentes phases des dossiers avec le ou les maîtres d’œuvres.
  • Animer des réunions de concertation-participation avec les élus, les habitants, les usagers pour construire un projet partagé et ses grandes étapes.
  • Prendre en charge les études d’impact.
  • Assurer ou assister la communication pédagogique de la politique territoriale.

 

Production d’opérations

  • Conseiller et assister les maîtres d’ouvrages dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’environnement, de la gestion des risques...
  • Prendre en charge les dossiers depuis leur programmation jusqu’à la livraison des ouvrages.
  • Réaliser la planification globale du dossier ainsi que le budget en vue de la réalisation d’un projet (zone d’aménagement concerté ZAC, zone d’aménagement ZA...).

 

Gestion urbaine

  • Suivre les procédures d’élaboration des plans locaux d’urbanisme.
  • Réaliser une veille réglementaire sur les évolutions du code de l’urbanisme en particulier.
  • Élaborer des directives urbaines, architecturales et paysagères.
  • Contribuer à la gestion de l’application du droit des sols.
  • Contribuer aux gestions urbaines, sociales et environnementales ; à leurs évaluations (politiques de l’habitat, du peuplement, du relogement; participation, concertation, négociation; appuis par le projet de territoire, aux actions d’économie sociale et solidaire, Trames verte et bleue, Chartes de l’environnement...).

 

Activités éventuelles

  • Liées à l’urbanisme : évaluation, audit/expertise, activités de recherche, production de savoirs, enseignement...
  • Conseil à d’autres activités : gestion ou acquisition foncière, prêt bancaire, assurance, conseil aux élus, presse

 

Variabilité des activités

Les activités de l’urbaniste peuvent s’inscrire dans différents type de structures :

  • Dans une société d’urbanisme (privée), il participe à la réponse aux commandes, appels d’offres et concours lancés par les collectivités ou tout autre décideur territorial, pour des études préalables, des projets urbains, des études règlementaires.
  • Dans un bureau d’études, sa mission est centrée sur les études préalables à tout projet.
  • Au sein d’une collectivité territoriale, il gère la relation avec les élus du territoire. Il participe à, voire il assure, l’exercice de la compétence d’urbanisme et d’aménagement de l’espace.
  • Au sein d’une agence d’urbanisme (publique ou parapublique), il réalise les études nécessaires à la connaissance du territoire, les études préalables, les études règlementaires, au service des membres de son conseil (Etat, collectivités, universités, syndicats, autres...).
  • Dans une société d’aménagement (privée, publique ou d’économie mixte), il dirige la programmation et/ou la gestion des opérations ou y participe.
  • Pour un maître d’ouvrage, il coordonne et suit l’avancée de la réalisation du projet d’urbanisme, mène les négociations avec les administrations et propose les adaptations réglementaires nécessaires à l’aboutissement du projet. Il peut le faire au sein des services du maître d’ouvrage ou à titre d’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO).

 

Les urbanistes peuvent avoir un domaine d'activité préférentiel (les déplacements, la gestion de l’habitat ou la programmation urbaine par exemple), tous ont une approche généraliste et transversale faisant appel à l'ensemble des compétences requises pour aborder l'urbanisme.

 

Rémunération

Jeune diplômé : entre 25 et 35 k€

Jeune cadre : entre 35 et 45 k€

Cadre confirmé : entre 45 et 60 k€

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • Très bonne connaissance du code et des procédures de l’urbanisme, de l’aménagement territorial, de l’environnement et de la gouvernance des territoires
  • Maîtrise du code des marchés publics, de la réglementation européenne, de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain), des montages juridiques et économiques
  • Maîtrise des schémas directeurs d’aménagement urbain (Masterplan)
  • Connaissances des outils cartographiques, de SIG ; des outils de base de données ; et compréhension de ceux de la communication (site web, site collaboratif territorial...)
  • Maîtrise des logiciels de DAO/CAO (par exemple : Autocad, Allplan, Photoshop, Illustrator, Sketchup, MapInfo, Indesign)
  • Coordination et gestion de projet
  • Capacités de pilotage d’équipes pluridisciplinaires
  • Goût pour l’animation de réunion, la concertation publique

 

Aptitudes professionnelles

  • Initiative, innovation et créativité dans l’élaboration des projets
  • Travail en équipe
  • Coordination d’acteurs, de partenaires, d’usagers et d’habitants, afin de favoriser l’ouverture et la concertation dans la mise en œuvre des projets
  • Analyse approfondie pour pouvoir adapter chaque projet aux spécificités des territoires
  • Excellent contact relationnel et appétence pour les relations avec les élus et les grands acteurs territoriaux
  • Méthode et rigueur

 

Le profil

Diplômes requis

Les Instituts d’urbanisme et d’aménagement sont réunis dans une association, l’APERAU (Association pour la promotion de l’enseignement et de la recherche en aménagement et urbanisme) qui a établi une charte de la formation en urbanisme. L’APERAU international regroupe les formations francophones. L’AESOP ( réunit les formations à l’urbanisme en Europe. En France, la plupart des Masters d’urbanisme et d’aménagement sont des formations universitaires.

  • La formation à l’urbanisme est de niveau Bac +5 :
    • Master d’urbanisme et d’aménagement

L’accès en Master 1 d’urbanisme et d’aménagement se fait avec une Licence 3 de même parcours ou bien avec une Licence 3 en géographie, en sciences humaines, en sciences politiques, en économie, en droit, en biologie/environnement... ou un équivalent Licence 3 en architecture ou ingénierie.

 

  • Diplôme d’école d’architecture, ou de paysage (niveau Master 2) avec une spécialisation en urbanisme. Il n’existe pas actuellement de formation complète à l’urbanisme en école d’architecture, la spécialisation demande donc un double diplôme ou une qualification professionnelle ultérieure.
  • Diplôme d’école d’ingénieurs (Ecole des Ponts, ENTPE, travaux publics, géomètre, génie civil, environnement) avec une spécialisation en urbanisme. Certaines écoles d’ingénieurs ont une formation intégrée en urbanisme (Ecole des Ponts, Polytech Tours), d’autres ont établi des partenariats avec des instituts d’urbanisme (ENTPE avec l’Institut d’urbanisme de Lyon, par exemple), d’autres encore nécessiteront un double diplôme ou une qualification professionnelle ultérieure.
  • Formation à l’urbanisme de niveau supérieur :
    • Doctorat en urbanisme et aménagement
    • Autres masters professionnels : De nombreux diplômes spécialisés, en projet urbain, patrimoine, montage opérationnel, espace public, déplacement, gestion du foncier, immobilier, etc. affichent une composante d’urbanisme sans former entièrement à cette discipline.
  • Formation continue :
    • Formation initiale en formation continue : possible dans les instituts d’urbanisme universitaires, éventuellement en complément d’une VAE. Quelques instituts offrent des parcours en alternance.
    • Formations ponctuelles en cours d’activité : plusieurs organismes proposent des formations spécifiques sur telle ou telle évolution législative ou normative, des thèmes d’actualité, des fonctions professionnelles spécifiques.
  • Qualification professionnelle :

 

Dans le cadre d’un protocole entre le Ministère en charge de l’urbanisme et l’OPQU, l’Office Professionnel de Qualification des Urbanistes attribue une qualification professionnelle aux urbanistes. La qualification professionnelle d’urbaniste est attribuée aux personnes physiques pour une durée de cinq années sur dossier et entretien, sur la base d’une formation et d’un exercice professionnel en urbanisme.

La durée de l’expérience professionnelle en urbanisme requise est variable selon le niveau du diplôme et la spécificité de la formation :

Un Master 2 urbanisme et aménagement reconnu par l’OPQU (en particulier les formations membres de la section France-Europe de l’APERAU) permet de demander l’inscription sur la liste d’aptitude à la qualification, puis de demander la qualification après deux années d’exercice professionnel.

Avec un autre diplôme Bac +5 moins spécifique, cinq années d’exercice professionnel en urbanisme sont exigées, et dix années avec un diplôme de niveau inférieur.

 

Durée d’expérience

Une première expérience, ainsi qu’un stage dans une collectivité, une SEM, une agence d’urbanisme, est préférable pour intégrer un poste.

 

Postes précédents (P-1)

 

Qui recrute ?

  • Sociétés d’études et de conseil
  • Maîtres d’ouvrage publics
  • Maîtres d’ouvrage privés (acteurs des territoires, promoteurs, bailleurs sociaux, société civile...)
  • Associations agissant à une échelle territoriale (ex : CAUE, PNR, PACT-ARIM)
  • Sociétés d’aménagement
  • Sociétés d’ingénierie
  • Agences d’architecture
  • Bureaux d’études infrastructures, VRD, paysage
  • Collectivités territoriales et assimilées (communes, intercommunalités, départements, régions...)
  • Agences d’urbanisme, publiques ou privées
  • Entreprises du logement social
  • Sociétés d’économie mixte (SEM), sociétés publiques locales (SPL) ou établissements publics
  • Organismes de développement local

 

Rattachement hiérarchique

  • Responsable d’agence d’urbanisme
  • Directeur de l’aménagement urbain
  • Directeur général

 

Environnement de travail et interlocuteurs

Internes :

  • Décideurs politiques, décideurs économiques, décideurs sociaux
  • Direction technique ou de l’urbanisme
  • Juridique
  • Équipes projet
  • Chargés d’opération
  • Techniciens d’études

 

Externes :

  • Juristes
  • Économistes
  • Géographes
  • Architectes
  • Paysagistes
  • Environnementalistes
  • Sociologues et historiens
  • Aménageurs
  • Bailleurs sociaux
  • Élus
  • Géomètres
  • Habitants et associations d’usagers
  • Promoteurs, constructeurs
  • Cabinets d’études techniques
  • Consultants
  • Financeurs (ANRU, État, Caisse des dépôts et de consignation, Banques et coopératives de l’économie sociale et solidaire...)
  • Enseignants, chercheurs, formateurs

 

Evolution professionnelle (P+1)

  • Responsable d’agence d’urbanisme
  • Responsable de l’aménagement urbain
  • Directeur de la réhabilitation
  • Directeur de service d’urbanisme

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

Les impacts réglementaires :

La Loi ALUR du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, comporte diverses mesures destinées à faciliter la mobilisation du foncier public. Elle a modifié les outils offerts aux collectivités en matière d’aménagement et en a renforcé la dimension environnementale.

La loi MAPTAM (Loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et de l’affirmation des métropoles) prévoit des modifications du statut des communautés de communes, d’agglomération et urbaines afin de renforcer leur degré d’intégration. Une compétence plus étendue en matière de transport relative à l’organisation de la mobilité est donnée aux communautés d’agglomérations et urbaines. Celles-ci sont également associées de plein droit à l’élaboration, la révision ou la modification des schémas et documents de planification « en matière d’aménagement, de développement économique et d’innovation, d’enseignement supérieur et de recherche, de transport et d’environnement ».

 

Les impacts économiques :

Le développement économique des territoires, porté par l’émergence du métier de développeur économique ou territorial, est un enjeu fort pour l’urbanisme en général. Pendant de nombreuses décennies, les secteurs économiques et en particulier industriel, ont été gérés en France de façon sectorielle, limitant l’approche transversale de l’urbanisme à l’habitat et au cadre de vie. Le développement économique est maintenant très intégré aux stratégies territoriales. Cependant sa spatialisation et sa gestion locale témoignent encore d’une absence d’approche transversale et concertée. Ce sont des enjeux importants pour les urbanistes.

L’aménagement du territoire sous l’égide de l’Etat a laissé place à une pluralité d’acteurs et de conditions locales très différenciées, en particulier en matière d’économie, appréhendés avec les concepts de concurrence et de « marketing territorial » ou d’« égalité de territoire » et d’« équité urbaine ».

 

Les impacts sociétaux :

La mise en œuvre de projets urbains, notamment dans le cadre de l’ANRU, a favorisé d’importantes concertations publiques. La prise en compte de l’avis des habitants, la mise en place de balades urbaines de découvertes des quartiers, l’élaboration participative des projets sont autant de nouvelles manières d’exercer la profession d’urbaniste, en s’engageant sur les questions de mixité et de diversité sociale, intergénérationnelle…

La montée des intercommunalités, les nouvelles gouvernances des territoires, le lancement de nombreux chantiers de planification SCoT (Schéma de cohérence territoriale) et PLU(i) (Plan local d’urbanisme intercommunal), ont modifié les pratiques professionnelles des urbanistes.

Les problématiques de cohésion sociale et développement durable, ont pris toute leur importance dans le travail des urbanistes au quotidien : les exigences environnementales appliquées à l'urbanisme et à l'aménagement des territoires, par exemple dans le lien à établir entre la lutte contre l'effet de serre, les enjeux énergétiques, la consommation d'espace, l'organisation des extensions périurbaines, les densités, la mobilité et la domination de l'usage de la voiture.

L’émergence des quartiers et particulièrement des éco-quartiers. Les acteurs de l’aménagement public sont consultés et mobilisés pour répondre à ces nouvelles problématiques urbaines.

On note également l'impact des évolutions démographiques, des nouveaux modes de vie, du vieillissement, de l'explosion de la mobilité sur les projets urbains.

 

Les impacts technologiques :

Les évolutions technologiques, en particulier informatiques, de recueil et traitement des données, de communication et d’échange, modifient le territoire et sa gestion, qui constituent l’objet de l’urbanisme (réseau, smart city, hiérarchie du développement et des usages...).

Elles sont aussi des facteurs d’évolution des compétences pour la pratique de l’urbanisme (SIG, Infographie, maquette numérique, gestion des données : topographie numérique, photogrammétrie, données satellitaires...).

 

Fiche réalisée avec la collaboration de la SFU