Chef de projet R&D (industries de santé) - Apec.fr

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Etudes, recherche et développement

lu 199 fois | publié le 14/09/2017

Chef de projet R&D (industries de santé)

Dans le cadre du développement d’un nouveau produit de santé, le chef de projet R&D en industrie de santé conduit le projet, anime et coordonne le travail des équipes multidisciplinaires depuis la phase de conception jusqu’à la réalisation. Les projets d’innovation en R&D concernent de multiples spécialités: biologie, chimie, biochimie, toxicologie, pharmacologie, pharmacocinétique, analytique, dispositifs médicaux, biomarqueurs, santé, imagerie biomédicale, médecine translationnelle...

Autres intitulés

  • Ingénieur de recherche / développement
  • Chargé de travaux scientifiques
  • Chercheur, responsable de projet R&D
  • Project manager
  • Chargé de projet R&D
  • Coordinateur de projet R&D

 

Activités principales

Mise en œuvre d’un projet de recherche

  • Suggérer une innovation ou répondre à une demande d’un client concernant l’amélioration d’un produit existant ou le développement d’un nouveau produit.
  • Coordonner les différents acteurs de l’entreprise autour de l’émergence d’un projet de recherche.
  • Élaborer un cahier des charges avec l’aide d’une équipe pluridisciplinaire, dans le respect d’un planning et d’un budget.
  • Concevoir et réaliser des expériences scientifiques et technologiques.
  • Définir des protocoles, des moyens matériels et des méthodes pour ces expériences.
  • Déployer des partenariats de recherche avec des acteurs extérieurs à l’entreprise.
  • Intégrer les contraintes réglementaires, budgétaires et les bonnes pratiques.
  • Mesurer les risques pouvant intervenir au cours du développement.
  • Comprendre les contraintes et les fonctionnalités biomédicales attendues.

 

Organisation et planification 

  • Définir et mettre au point le cahier des charges.
  • Gérer les projets dans leur ensemble (gestion des coûts, des délais, du reporting...).
  • Développer, mettre en place et valider des protocoles de recherche.
  • Concevoir des modes opératoires en adéquation avec les protocoles de recherche.
  • Rédiger des appels d’offres pour recruter les prestataires.
  • Évaluer budgétairement les études.
  • Soumettre les déclarations initiales et les amendements des études à l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) ou l’ANMV (Agence nationale du médicament vétérinaire).
  • Rédiger des procédures, des hypothèses de recherche et des modèles.
  • Élaborer et veiller au respect des plannings et des budgets validés.

 

Pilotage, coordination et suivi 

  • Collecter, analyser et valider les données.
  • Animer les équipes projet.
  • Suivre et contrôler le déroulement du projet, le planning et le respect du budget.
  • Identifier et diagnostiquer les dysfonctionnements et/ ou les anomalies et proposer des solutions pertinentes.
  • Participer, le cas échéant, à l’établissement des dossiers de marquage CE.
  • Superviser et coordonner le travail interne et les activités sous traitées.
  • Animer des points réguliers avec l’ensemble des partenaires (avancement, validation des résultats...).

 

Contrôle et finalisation du projet 

  • Analyser de manière critique et synthétiser les données et résultats obtenus, le cas échéant à l'aide de logiciels informatiques ou d'outils d'analyse.
  • Contribuer aux rapports cliniques et scientifiques.
  • Déposer des brevets, gérer la propriété intellectuelle.
  • Analyser et interpréter les résultats de ces expériences scientifiques ou technologiques.
  • Contrôler la cohérence des résultats des expériences par rapport aux hypothèses.
  • Rédiger les rapports et publications d'études scientifiques/technologiques.
  • Présenter les résultats des études en interne et en externe.

 

Activités éventuelles

  • Assurer une veille technologique et réglementaire sur les méthodes, les outils, l’innovation, les normes et réglementations.
  • Concevoir et transmettre les méthodes et résultats innovants susceptibles d’être valorisés au titre de la propriété industrielle.
  • Détecter de nouvelles pistes de recherche au cours des expériences scientifiques et technologiques.

 

Variabilité des activités

La taille de la structure et du département R&D influe directement sur le positionnement du poste de chef de projet R&D :

  • Dans les petites et moyennes entreprises, le chef de projet R&D (industries de santé) peut être entièrement responsable du service R&D. Il devient alors l’interface incontournable entre le bureau d’études, la production et le chef de produit. Il dirige une équipe pluridisciplinaire...
  • Dans les entreprises de taille très importante, il coexiste plusieurs chefs de projet, chacun ayant la responsabilité d’une partie seulement d’un projet spécifique. Selon l’organisation interne de l’entreprise, il peut aussi n’avoir aucun lien de hiérarchie avec les collaborateurs de son projet (ingénieurs R&D, chargés de recherche) : son management sera alors transversal.

 

Selon le degré d’internationalisation de l’entreprise, il peut être amené à effectuer de nombreux déplacements à l’étranger. La mobilité et le niveau d’anglais deviennent alors des critères déterminants.

 

Le secteur d’application des recherches fait varier l’activité du chef de projet R&D en industries de santé :

  • Dans le médicament à usage humain, le vaccin et le médicament vétérinaire : le chef de projet R&D travaille sur des études sur des molécules et des mécanismes biochimiques, les biomarqueurs...
  • Dans le diagnostic in vitro : les études sont centrées sur des mécanismes biochimiques, la mise au point de nouveaux tests, de technologies d'analyses et/ou leur intégration dans un système complet....
  • Dans les dispositifs médicaux, l’optique : les études portent sur des matériaux et matériels. De nombreuses spécialisations sont donc possibles, en physique pour les applications médicales, les ondes et milieux biologiques, l’instrumentation électronique, le génie des procédés, la biomécanique, les biomatériaux et implants, les techniques d'imagerie non invasive, les signaux et systèmes de communication, l’optique et la formation d'image, les applications médicales des lasers...

 

Rémunération

Jeune diplômé : entre 25 et 35 k€

Jeune cadre : entre 35 et 45 k€

Cadre confirmé : entre 45 et 70 k€ 

(Fourchettes de rémunération selon profil, niveau d’expérience, responsabilité hiérarchique, taille de l’entreprise, animation d’équipes...)

 

Compétences requises

Compétences techniques

  • Capacités à communiquer par oral et par écrit de manière claire sur le déroulement et sur les résultats d'une étude
  • Maîtrise de l'anglais technique et scientifique
  • Compétences managériales en direct et en transversal
  • Compétences financières et en gestion
  • Maîtrise des techniques de gestion de projet (expression des besoins, cahier des charges, planning....) et des différents outils associés 
  • Bonne connaissance de l’organisation et du fonctionnement de l’entreprise
  • Connaissances scientifiques dans le domaine de l’entreprise : physico-chimie, biochimie, chimie analytique, microbiologie, virologie, immunologie, physiologie, culture cellulaire, pharmacologie, ingénierie du vivant (ex: génie génétique et protéique), génie des procédés, galénique, toxicologie et immuno-toxicologie, biométrie et statistiques...
  • Connaissance de la réglementation des produits de santé, de la propriété industrielle
  • Notions d’économie de la santé, de droit social, de bioéthique...

 

Aptitudes professionnelles

  • Avoir une bonne vision du marché associé aux projets de R&D, bonne capacité à innover
  • Être force de proposition afin d’anticiper, de rester à niveau et d’améliorer les techniques de recherche
  • Qualités d’organisation afin de définir les priorités d’action et l’allocation des moyens
  • Sens des délais et du résultat afin d’évaluer et d’optimiser le temps et les moyens nécessaires pour la réalisation des différentes étapes du projet
  • Persévérance et bonne résistance au stress car les projets sont souvent soumis à des contraintes (financières, délais....)

 

Le profil

Diplômes requis

  • Formation de niveau Bac +5 : master en sciences de la vie, en biologie, en chimie
  • Diplôme de vétérinaire, de pharmacien ou de médecin
  • Diplôme d’ingénieur biomédical, électronique, mécanique
  • Formation de niveau Bac +8 en biologie ou chimie: doctorat bénéficiant d’une spécialisation technique dans le domaine d’activité de l’entreprise.

 

Durée d’expérience

Le poste de chef de projet R&D en industries de santé nécessite idéalement une expérience préalable entre trois et cinq ans en tant qu’ingénieur de recherche. Les entreprises recrutent également les jeunes titulaires d’un doctorat.

 

Postes précédents (P-1)

 

Qui recrute ?

  • Laboratoires pharmaceutiques
  • Entreprises spécialisées (dispositif médical, diagnostic, optique, santé...)
  • CRO (Contract research organisation)
  • Unités de recherche publiques

 

Rattachement hiérarchique

 

Environnement de travail et interlocuteurs

Internes :

  • Laboratoire de recherche
  • Programmes R&D
  • Études cliniques
  • Market access
  • Industrialisation
  • Bureau d’études (pour les dispositifs médicaux)
  • Affaires réglementaires

 

Externes :

  • Prestataires de recherche
  • Laboratoires extérieurs, unités de recherche
  • Partenariats institutionnels
  • Structures hospitalières
  • Médecins, vétérinaires...

 

Evolution professionnelle (P+1)

  • Responsable d’équipe de recherche
  • Directeur de programme R&D
  • Responsable de la veille scientifique et technique
  • Responsable des études pharmaco économiques

 

Contexte et facteurs d’évolution du métier

La fonction R&D a été, ces dix dernières années, soumise au même modèle de productivité que les autres fonctions des industries de santé, au regard de critères de plus en plus complexes. De ce fait, une culture de la performance et de l’orientation « résultats » s'est imposée et les compétences ont évolué vers plus de gestion de projet, intégrant le suivi des ressources financières et humaines, de gestion de budget ainsi que de gestion du risque. La pression sur les coûts de la R&D s'est en effet accentuée, d'autant plus qu'il est de plus en plus onéreux de créer une innovation. Ces contraintes ont été à l’origine d’une limitation des axes de recherche en faveur des segments à forte valeur ajoutée, ainsi qu’un renforcement des risques sur les métiers du développement.

La culture du résultat et le retour sur investissement imposent aux chercheurs de travailler en collaboration étroite avec le marketing.

Le renforcement des approches pluridisciplinaire et interdisciplinaire a également introduit une tendance au décloisonnement des équipes et des spécialités, ce qui nécessite le partage et le transfert de compétences entre équipes R&D ainsi qu'une collaboration transverse plus forte. Cette tendance a orienté la fonction R&D vers une innovation correspondant aux besoins des patients, des cliniciens et des autorités de Santé.

Les équipes se doivent de vérifier le plus en amont possible que le produit est adapté aux besoins du marché compte tenu de l’accroissement des difficultés pour obtenir les accès au marché. Cette exigence met en exergue une double transformation dans les pratiques professionnelles des chercheurs R&D: le besoin de décloisonner les équipes et les spécialités (organiser le transfert de compétences entre équipes R&D) d’une part et un travail en étroite collaboration avec les équipes commerciales / marketing (d'où une localisation proche des marchés majeurs), les affaires réglementaires (intégrer les exigences réglementaires dès l'amont des projets de développement) et celles de l'économie rurale d’autre part. Les activités de R&D se réalisent par ailleurs de plus en plus en collaboration avec des partenaires extérieurs : start-up biotech, laboratoires universitaires, prestataires...

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